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juillet 2017

Dans un communiqué rendu public le 10 juillet dernier, la Conférence épiscopale nationale du Cameroun dit n’avoir pas encore réceptionné le corps de l’évêque de Bafia qui, d’après elle, portait des traces de violence.

Du 28 au 29 juin dernier, une trentaine d’hommes de média ont pris part à un atelier de formation organisé par l’ONG Women’s international league for peace and freedom. Objectif, outiller les journalistes au maintien de la paix en période électorale.

Au cours d’un point de presse ce samedi 8 juillet à Yaoundé, la conférence épiscopale nationale a déclaré qu’elle maintenait sa position sur l’ « assassinat brutal » de l’évêque de Bafia. Les évêques du Cameroun rejettent ainsi la thèse contenue dans le communiqué du procureur général près la Cour d’appel du Centre rendu public en début de cette semaine qui parlait de mort par noyade.

Mise en place en 2015, la Cour pénale spéciale est compétente pour juger des crimes commis en République centrafricaine depuis 2003. Mais d’après un rapport de Human Right Watch, la juridiction peine à se mettre en place faute d’appui financier.

Dans un communiqué rendu public ce mardi 4 juillet, le procureur général près la Cour d’appel du Centre s’appuie sur les premières constatations des médecins légistes étrangers dépêchés par Interpol pour conclure à une noyade de l’évêque de Bafia. Le communiqué ne dit rien au sujet des conclusions de l’autopsie menée par des médecins légistes locaux et prête à ceux venus d’Allemagne d’avoir conclu à une noyade sur la seule base de l’absence de traces de violence sur la dépouille de l’évêque.

D’après les Principes et directives sur le droit à un procès équitable adoptés par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples en 2007 au Niger, les tribunaux militaires ne sont pas tenus de juger les civils comme c’est le cas des détenus dans le cadre de la crise anglophone.