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Cameroun : Crise anglophone : La CNDHL veut avoir accès à Sisiku Ayuk Tabe et Cie

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Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés  déplore que depuis leur extradition du Nigéria au Cameroun fin janvier dernier, les indépendantistes anglophones ne soient toujours pas accessibles. La Commission appelle au respect du droit à un procès équitable de toutes les personnes arrêtées.

La Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (Cndhl) préoccupée par la situation sécuritaire dans les deux régions anglophones du pays. Dans un communiqué signé le 8 mars dernier, la Commission regrette une escalade de violence depuis l’arrestation par les forces nigérianes de Sisiku Ayuk Tabe et de 46 indépendantistes le 5 janvier dernier à Abuja. L’institution étatique en charge de protéger les droits de l’homme déplore que depuis leur extradition au Cameroun le 26 janvier dernier, ni leurs avocats, ni les membres de leurs famille n’aient pu les rencontrer au secrétariat d’Etat à la défense (SED). La Commission elle-même dit avoir eu du mal à avoir accès à ces détenus.

Sisiku Ayuk Tabe et quelques leaders indépendantistes anglophones

Dans son communiqué, la Commission fait état d’arrestations et de détentions illégales par les forces de sécurité ainsi que de la destruction des biens  dans certains villages du nord-ouest et du sud-ouest anglophone ayant entraîné un afflux massif de réfugiés vers le Nigéria voisin. La Commission se dit également préoccupée par la violation par les forces indépendantistes du droit à l’éducation à travers la destruction des écoles et les menaces proférées à l’endroit des enseignants et des parents et des élèves afin de les amener à interrompre les cours.

La Cndhl félicite le gouvernement camerounais qui a pris des mesures en vue de trouver une solution à la crise anglophone telles que la traduction en anglais de l’Acte uniforme OHADA, la création d’une filière Common Law à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature, le recrutement à la fonction publique de 1000 enseignant d’expression anglaise pour les écoles des régions affectées par la crise, etc. La Commission recommande cependant au gouvernement de respecter le droit des détenus à un procès équitable, de faciliter à la Cndhl l’accès aux lieux de détentions, de punir les agents de maintien de l’ordre impliqués dans les actes de torture, de traitement cruels et inhumains, adopter des mesures de manière à faire prospérer le dialogue, d’accélérer le processus de décentralisation tel que prévu dans la constitution du 18 janvier 1996, etc.

hurinews.com

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