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Cameroun: Crise Anglophone: Le gouvernement menace de sanctions les medias qui parlent de fédéralisme

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Dans un communiqué rendu public ce vendredi 20 janvier, le président Conseil national de la communication a mis en garde l’ensemble des médias contre toute publication sur les revendications anglophones portant sur le retour au fédéralisme. Pour Peter Essoka, ces revendications sont anticonstitutionnelles.

La liberté de presse en péril au Cameroun. Dans un communiqué lu ce vendredi 20 janvier 2017 sur la radio d’Etat, la Cameroon radio and television (Crtv), le président du Conseil national de la Communication (Cnc), organe de régulation des médias dépendant du Premier Ministère, a brandi le spectre de la sanction aux médias publics comme privés qui accorde leurs espaces aux informations ou propos tendant à prôner la sécession ou le retour au fédéralisme.

D’après le président du Cnc, Peter Essoka, les revendications du consortium des organisations de la société civile dans la zone anglophone sont « anticonstitutionnelles ». Le patron de l’organe de régulation des médias menace de sanctions tout média qui prêterait le flanc au discours fédéraliste ou sécessionniste.

liberté de presse côte d'iv

Dans le communiqué, Peter Essoka suggère « … aux autorités administratives territorialement compétentes…de mettre en œuvre sans délai, les mesures conservatoires appropriées en vue de la restauration du bon ordre républicain».

Le Cameroun est en pleine crise anglophone depuis plus de deux mois. Les Camerounais d’expression anglaise se plaignent depuis de nombreuses années d’être marginalisés par la majorité francophone. Les syndicats des enseignants, les avocats et des membres de la société civile ont entamé des négociations avec le gouvernement.

Mais ce dernier s’est braqué à l’idée du retour au fédéralisme pour régler le problème anglophone de façon structurelle. Dans son message de fin d’année 2016, le chef de l’Etat, Paul Biya, avait déclaré que la forme actuelle de l’Etat est non-négociable.

hurinews.com

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