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Cameroun : Déraillement d’Eseka : La Plate Forme dit non à la commission d’enquête de Paul Biya

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L’organisation de la société civile croit que cette commission d’enquête créée mardi dernier par le chef de l’Etat camerounais ne va en rien contribuer à la manifestation de la vérité dans la catastrophe ferroviaire du 21 octobre dernier à Eseka.

« Une commission politique », conclut sèchement la Plate Forme de la Société Civile pour la Démocratie (La Plate Forme). Dans son communiqué N°208 rendu public mardi dernier, La Plate Forme peste contre la commission d’enquête que vient de créer le président camerounais, Paul Biya, suite à la catastrophe ferroviaire du 21 octobre dernier à Eséka.

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Hilaire Kamga, porte-parole de La Plate Forme

D’après le communiqué signé de son porte-parole, Hilare Kamga : « Le président de la République vient de confisquer la vérité… M. Biya vient d’enlever toute possibilité de manifestation de la vérité ». Par ailleurs, La Plate Forme doute de ce que cette commission puisse établir la responsabilité du groupe Bolloré dans ce drame : « la plupart des membres se plieraient aux injonctions/désidératas de Bolloré et de son groupe », pronostique cette organisation de la société civile.

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image de la catastrophe ferroviaire d’Eseka

La Plate Forme propose la mise en place d’une commission d’enquête indépendante appelée « Commission d’enquête pro bono citoyenne ». Pour ce faire, elle en appelle aux experts du domaine concernés, aux parlementaires, aux partis politiques, aux organisations de la société civile, aux associations de consommateurs, aux journalistes afin de proposer des personnes qui en seront des membres.

Michel Biem Tong

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