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Cameroun : Elections de 2018 : Une réunion interdite à Yaoundé

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Le mandat de l’Offre Orange, une plate-forme de la société civile, devait tenir une conférence sur les inscriptions sur les listes électorales le 15 février dernier. Une conférence interdite par les autorités administratives.

2018 est une année électorale au Cameroun. Il est prévu cette année des élections sénatoriale, législative, municipale et présidentielle. Les organisations de la société civile sont donc déjà au four et au moulin pour mobiliser l’électorat. Mais c’est sans compter avec le zèle de l’administration.

L’Offre Orange, une organisation de la société civile promue par le Dr Hilaire Kamga, spécialiste des questions électorales, vient d’essuyer une interdiction de la conférence qu’elle envisageait de tenir dans un hôtel de Yaoundé. Le 15 février dernier. Thème de la conférence : «  Élections  2018,  inscriptions  sur les listes électorales et enjeu de la masse critique électorale selon l’Orangisme pour un  changement  dans  la  paix  et  par  les urnes».

Hilaire Kamga, mandataire de l’Offre Orange

Dans son arrêté d’interdiction daté du 9 février dernier, le sous-préfet de Yaoundé 5e, Mahamat Mahamat justifie l’interdiction par « des menaces de troubles au bon ordre » que sa conférence représenterait. L’arrêté ne donne pas des précisions sur les raisons pour lesquelles cette conférence risquait de troubler « le bon ordre ».

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, Mandela Center dénonce « l’arbitraire qui  caractérise  le  régime  de  Yaoundé,  quant  aux  violations  flagrantes  des  libertés  de réunions et de manifestations publiques au Cameroun, pourtant bien régies par les lois de 1990, sur les libertés publiques ».

L’ONG camerounaise rappelle aux autorités camerounaise que  « la  liberté  de  manifestation  est  reconnue  par  les  instruments  juridiques internationaux  et  les  constitutions  des  États  comme un  des  droits  fondamentaux  de l’homme ».

hurinews.com

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