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Cameroun : Impunité : Le régime de Paul Biya protège un prêtre présumé pédophile

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Le prélat se cache derrière sa proximité  avec le chef de l’Etat, Paul Biya pour minimiser son crime présumé. La victime abusée sexuellement dans un état de santé critique. Le ministère de la Justice, la Commission nationale des droits de l’homme et le clergé restent muets. La famille de la fillette dans le désarroi.  

D’après une note transmise à notre rédaction par l’ONG Mandela Center, une fillette âgée de 4 ans aujourd’hui (de 3 ans au moment des faits) est en ce moment dans un état de santé préoccupant. Les parties génitales de la petite Lydie Evindi ont été détruites. La jeune pensionnaire d’une école maternelle du diocèse d’Abang à Ebolowa (sud) a été violée fin mai 2016 au cours d’une cérémonie de fin d’année scolaire dans cet établissement scolaire.

Son bourreau, un certain Ze Ondoua Martin, prêtre à la paroisse sainte Anne et Joachim d’Abang, l’a entraîné dans ses appartements privés avant de la violer,  à en croire le récit fait par Mandela Center. Les populations ayant fait la triste découverte une fois rendu dans la chambre du prêtre ont failli lyncher ce dernier : « la tentative de lynchage IMMEDIAT, par une foule en colère noire, du prêtre en question, a été stoppée nette grâce à l’intervention énergique  des forces de l’ordre appelées d’urgence par ses collègues prélats présents sur les lieux ».

Evindi
La jeune victime

« Perforation de l’hymen »

Selon Mandela Center, rencontré par le grand père de l’enfant, le prélat a laissé entendre que rien  ne lui arrivera parce qu’il est du même village que le président de la République, Paul Biya. Le certificat médical établi à la demande de la famille de la victime a révélé une « perforation de l’hymen probablement à la suite d’une intense pénétration vaginale » qui a compromis ses chances de procréer.

La plainte déposée auprès du procureur de la République près les tribunaux de première et de grande instance d’Ebolowa (muté de ce poste à l’issue du récent conseil supérieur de la magistrature) n’a jamais prospéré. Saisis par la famille de la victime à travers des correspondances, la Première Dame, Chantal Biya, le ministre de la Justice, Laurent Esso, le Nonce apostolique, Mgr Pioro Pioppo (le clergé a voulu étouffer cette affaire) et la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (Cndhl) sont restés silencieux.

hurinews.com

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