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Me Lydienne Eyoum

Libérée en juillet dernier après plus de 6 ans de détention arbitraire à Yaoundé, Me Lydienne Eyoum attend toujours d’être réhabilitée pour le préjudice subi. Mais l’Etat du Cameroun lui se dit victime de spoliation de ses deniers.

Dans son rapport sur l’état des droits de l’homme en 2015 rendu public ce mardi 20 décembre 2016, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés se penche sur le cas de l’avocate franco-camerounaise libérée en juillet dernier à la faveur d’une grâce présidentielle. Le rapport fait siennes les observations du groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire selon lesquelles la durée de détention de Me Lydienne Eyoum a été illégale.

Au cours d’un point de presse ce mardi 12 juillet à Yaoundé, le ministre de la Justice a annoncé que malgré la libération de l’avocate franco-camerounaise suite à une grâce présidentielle à elle accordée, ses biens resteront confisqués et génèreront des dommages et intérêts qu’elle doit au Cameroun après sa condamnation en 2014. Un énorme scandale au regard de la forfaiture judiciaire dont Me Lydienne Eyoum a été victime juste pour avoir fait son travail et rien que son travail : exécuter une décision de justice.

Plus d’un an après l’avis du groupe de travail de l’Organisation des Nations Unies sur la détention arbitraire exigeant la libération de l’avocate française d’origine camerounaise, le chef de l’Etat camerounais vient de signer un décret accordant la grâce présidentielle à Me Lydienne Yen Eyoum.

Dans un communiqué rendu public jeudi dernier, le groupe de soutien à l’avocate franco-camerounaise revient sur la chronologie de l’affaire Lydienne Yen Eyoum et invite les chefs d’Etat du Cameroun et de la France à respecter ses engagements allant dans le sens de sa libération. Ci-dessous, l’intégralité du communiqué parvenu à notre rédaction.

En visite à Yaoundé, le sénateur des français de l’étranger, Jean Yves Leconte, a annoncé ce dimanche 13 décembre 2015 au cours d’une rencontre avec la presse que l’avocate française d’origine camerounaise incarcérée à Yaoundé a introduit une demande de grâce présidentielle.

Au cours d’une conférence de presse au palais présidentiel de Yaoundé à l’occasion de la visite du président français au Cameroun, le chef de l’Etat camerounais a promis de voir ce qu’il est possible de faire pour l’avocate française d’origine camerounaise incarcérée pour malversations financières. Laissant poindre à l’horizon une grâce présidentielle.

Dans son édition du 11 juin dernier, le quotidien gouvernemental, tout en tronquant les faits, tend à accorder une légitimité à une véritable forfaiture judiciaire, passant outre toutes les violations des droits de l’avocate franco-camerounaise.

Croyant servir l’Etat camerounais, Me Eyoum s’est retrouvée coincée dans un traquenard que lui tendaient de personnalités camerounaises sans foi ni loi depuis des lustres. Et aujourd’hui, elle en paye le prix fort, ce, pour une vingtaine d’année encore. A moins que la diplomatie française ne puisse la tirer d’affaire comme ce fut le cas avec le président de son comité de soutien, Michel Thierry Atangana.

Après la confirmation de sa condamnation par la Cour suprême du Cameroun ce 9 juin, le Haut commissariat des Nations Unies pour les droit de l’homme a rendu un avis reconnaissant la détention arbitraire et exigeant la libération immédiate de l’avocate franco-camerounaise. Aussitôt condamnée, aussitôt réhabilitée. Pendant que la Cour …