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mai 2018

D’après un jeune de ce village qui a fait parvenir un voice message à la rédaction de www.hurinews.com disant avoir été témoin des événements, le chef de Menka aurait organisé avec des jeunes du village qui s’étaient spécialisés des jours auparavant par des actes de banditisme une rencontre avec des militaires en civil dans l’hôtel du village qui auraient décidé de les tuer. Une version qui, si elle est vraie, renforcerait la crédibilité des informations reçues par votre journal en ligne selon lesquelles des élites de la localité de Santa auraient décidé d’en finir avec ces jeunes qui n’ont pas rempli la mission pour laquelle ils ont été recrutés et payés : kidnapper des personnes et se faire passer pour des indépendantistes anglophones armés afin de discréditer ces derniers.

Sur son compte Twitter, l’éminent homme d’affaire américain ddéclare que le transfert des leaders indépendantistes anglophones du Southern Cameroon du Nigéria pour le Cameroun fin janvier dernier s’est effectué en violation des lois internationales sur la protection des réfugiés et demandeurs d’asile.

D’après une publication attribuée au chef traditionnel de Menka dans le Southern Cameroon (Cameroun anglophone) et qui circule en ce moment sur les réseaux sociaux, la vingtaine de jeunes massacrée par l’armée appartenait à un gang de malfrats qui semait la terreur dans ce village. Mais son récit ne va pas sans sonner comme un aveu de sa responsabilité dans ces massacres pour avoir laissé sévir ces malfaiteurs des jours durant sans avertir ni les responsables de la police ou de la gendarmerie, ni le sous-préfet de la localité dont dépend le village Menka. Bien plus, dans son démenti, il révèle que l’hôtel dans lequel ces jeunes ont été tué appartenait à un de ses fils. Le silence (complice ?) des responsables de la sécurité, du sous-préfet face aux méfaits de ces jeunes malfrats emporte la responsabilité de Paul Atanga Nji, ministre de l’Intérieur et élite de la région.

D’après des sources locales et confidentielles, la plupart de la trentaine de jeunes massacrés à Menka dans le Southern Cameroon (actuelle région anglophone du Cameroun) appartenaient à un groupe de jeunes montés et financé par l’actuel ministre de l’Administration territoriale et élite de la région pour kidnapper des villageois et attribuer les opérations aux combattants indépendantistes anglophones. Mais la rédaction de www.hurinews.com n’a pas réussi à contacter le concerné. Le porte-parole de l’armée parle plutôt de « terroristes » abattus à l’issue d’un affrontement armé.

Dans une résolution adoptée ce 24 mai, le Conseil de sécurité des Nations Unies invite les parties en conflit dans le monde à protéger les civils. Difficile de ne pas y voir une mise en garde à Paul Biya et son armée dans leur gestion de la crise dans le Southern Cameroon (actuelle région anglophone du pays).

L’Association des femmes engagées pour le développement du Cameroun organise le 1er juin prochain à Douala un forum en vue de faire participer le maximum de femmes possible aux prochaines échéances électorales.

Ancien territoire sous tutelle de l’ONU, le Southern Cameroon (aujourd’hui les deux régions anglophones du Cameroun) était destiné à obtenir son indépendance totale. Mais en violation des textes internationaux, des lois internes du Cameroun et pour des intérêts purement géopolitiques, les populations de cet autre Cameroun ont été privées de leur droit à l’autodétermination par l’ONU et les régimes Ahidjo et Biya, en complicité avec la France. Il est question, pour que la paix revienne au Southern Cameroon, que la résolution 1608 du 21 avril 1961 qui octroie l’indépendance à ce territoire soit enfin appliquée. Mais Yaoundé l’entendra-t-il de cette oreille ?

La directrice exécutive du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) a lancé ce cri de cœur à l’occasion de la cérémonie d’ouverture d’un colloque organisé par ledit réseau du 15 au 16 mai dernier à Yaoundé à l’intention des défenseurs des droits humains. Maximilienne Ngo a promis la contribution du Redhac à cet effet.

Les associations Paradigm Initiative et Internews ont organisé du 2 au 5 mai dernier à Yaoundé un atelier de formation sur les droits numériques à l’intention des membres de l’organisation de la société civile. Pour faire connaître ses activités, Paradigm Initiative a tenu le 4 mai dernier, un dîner de presse dans un hôtel au quartier Essos à Yaoundé.

Ci-dessous, l’intégralité de la déclaration du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale après l’arrestation d’une vingtaine de militants du mouvement citoyen « Ras-Le-Bol » à Pointe-Noire, au Congo.