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septembre 2019

Des séparatistes de la diaspora invités au dialogue national à Yaoundé alors qu’ils sont sous le coup d’un mandat d’arrêt international et ont des affaires pendantes devant le Tribunal militaires de Yaoundé. Des prisonniers libérés pour grossir les effectifs des centres de désarmement de démobilisation et de réinsertion en vue d’en faire des ex-combattants et les faire participer aux travaux. La jeune fille prétendument enterrée vivante il y a quelques jours à Guzang présente à la cérémonie d’ouverture du dialogue national. De l’argent proposé à des groupes armés séparatistes pour participer au dialogue. Les délégations conviées sont pour leurs grandes majorités issues du parti au pouvoir.

Dans une correspondance adressée le 25 septembre dernier, un député originaire de la localité de Bafut, au  nord du Cameroun anglophone, a invité le président de la République du Cameroun à sévir contre les militaires qui ont saccagé le palais du chef traditionnel de Bafut.

Abdulkarim Ali a été enlevé ce jeudi 26/09/2019 à Douala par des hommes armés et transférés à Yaoundé où il serait détenu au secret. L’acteur de la société civile est soupçonné de par ses prises de position d’être proche des milieux séparatistes.

Créé pour lutter contre le grand banditisme et le terrorisme, le Bataillon d’intervention rapide (BIR) s’affirme de plus en plus comme la machine à terroriser du régime de Paul Biya sur le champ des opérations où il est interpellé. En cherchant à tenir pour quantité négligeable les accusations du journal d’investigation Mediapart contre cette unité d’élite de l’armée camerounaise, le gouvernement camerounais veut débarrasser le tigre des tâches noires qui peuplent son pelage.

Détenu depuis le 26 juillet 2016, alors que son procès piétine au Tribunal criminel spécial anti-corruption, le journaliste et ancien directeur général de la Cameroon radio and television (Crtv) demande qu’on l’évacue en France suite à la dégradation de son état de santé. Ci-dessous, le communiqué du Comité international de Réhabilitation et de Libération d’Amadou Vamoulké :

En écartant totalement la mouvance séparatiste anglophone du dialogue qu’il a annoncé pour la fin de ce mois de septembre, Paul Biya, dans son discours du 10 septembre dernier, a choisi d’imposer sa vision à l’autre partie du conflit en cours dans le Cameroun anglophone tout en en ignorant les causes réelles. N’a-t-il rien compris ou alors fait-il semblant de ne rien comprendre ? Veut-il vraiment la fin de cette sale guerre qu’il a lui-même déclaré il y a deux ans ? Que la communauté internationale ne se laisse pas berner par cette nouvelle farce.

Parmi les 10 victimes enregistrées à Mutengene (sud-ouest) se trouvent 4 membres d’une même famille. 4 cas d’homicides ont été signalés à Ekona, 15 à Limbé. Des massacres perpétrés par des militaires camerounais qui interviennent quelques heures seulement après le discours radio télévisé du président camerounais Paul Biya prononcé au soir du 10 septembre dernier.

Au cours de la semaine du 2 au 8 septembre qui vient de s’achever, plus d’une vingtaine de civils innocents ont été assassinés par des militaires camerounais au cours d’incursions dans des villages au Cameroun anglophone, à en croire plusieurs témoins contactés par la rédaction de votre journal. Ces derniers signalent l’usage des lance-roquettes par des soldats dans certaines localités. 

Militant du parti d’opposition Mouvement pour la renaissance du Cameroun et membre de l’Association camerounaise pour La Défense des droits de l’homme des libertés et du bien-être (ACADEHLIB), Jean Jacques Ngassa subit des menaces du fait de son engagement au sein de ce parti politique. Ci-dessous, son témoignage recueilli par l’ACADEHLIB.

Âgée de 29 ans, Flore Folinou Megankam dit avoir été forcée par ses parents à épouser un homme riche et surtout en relation avec de très haut placé de la République. Elle a confié ses misères à l’Association camerounaise pour La Défense des droits de l’homme des libertés et du bien-être (ACADEHLIB) :