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octobre 2019

Alors que le pouvoir de Yaoundé continue de garder le silence autour du crime crapuleux de la gardienne de prison, des organismes sponsorisés par le gouvernement camerounais envisagent l’organisation de 5 jours de deuil en novembre prochain à Yaoundé pour commémorer la disparition de la victime. Parmi les organisateurs, deux activistes pro-Biya soupçonnés d’être en complicité avec les assassins de la gardienne de prison.

Ci-dessous, la réaction, postée sur son compte Facebook ce 30 octobre 2019, de Dieudonné Ambassa Zang, ancien ministre des Travaux publics (24 août 2002-8 décembre 2004) et ancien député du parti au pouvoir (22 juillet 2007-7 août 2009) dans la Mefou et Afamba (centre). Il a été condamné injustement en juin 2015 par la justice camerounaise pour détournements de fonds publics. Réfugié politique en France depuis juillet 2009, le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies s’est saisi de son affaire.

D’après le journaliste belgo-camerounais Hugues Seumo, l’Etat du Cameroun est le premier responsable de l’éboulement survenu ce 29 octobre 2019 à Bafoussam (ouest) et qui a occasionné près d’une quarantaine de morts. Selon Hugues Seumo, les pouvoirs publics ont laissé les populations construire sur une zone risquée et doivent assumer les conséquences de ce drame.

Ces organisations de la société civile tant du Cameroun que de plusieurs pays africains tirent la sonnette d’alarme sur la dégradation assez avancée des libertés individuelles et collectives au Cameroun ces derniers dans le cadre aussi bien de la crise anglophone que de la crise post-électorale.

Ils ont été torturés avant d’être tués. Des militaires camerounais leur reprochaient de ne pas vouloir collaborer avec eux en leur indiquant le camp des indépendantistes armés.

D’après les autorités locales en service dans le Cameroun anglophone, la recrudescence des kidnappings contre rançons est à l’origine de la création des comités de vigilance. Mais de sources locales et d’après certains fins connaisseurs du Southern Cameroons, ces comités de vigilance sont en réalité des milices qui terrorisent la population en se présentant comme des forces indépendantistes anglophones en vue de dresser la presse et l’opinion internationales contre ces dernières. Des soldats de l’armée camerounaise sont également engagés au sein de ces comités de vigilance.

La famille de la gardienne de prison assassinée fin septembre dernier dans un village au nord-ouest anglophone, s’est attachée les services de l’avocate d’origine française Me Dominique Fousse. Cette dernière a saisi le tribunal militaire d’une plainte contre X pour actes de terrorisme.

Au cours d’une réunion secrète des élites anglophones proches du pouvoir de Yaoundé tenue fin juillet dernier dans la capitale politique, le ministre de l’Administration territoriale a annoncé la multiplication des kidnappings contre rançons en vue de déconstruire l’image de libérateurs du peuple anglophone que renvoie les groupes armés séparatistes aux yeux du monde entier. Des soldats camerounais mis à contribution dans les enlèvements, de l’aveu du ministre.

Interpellée par certains soutiens du pouvoir de Yaoundé qui lui reprochaient son silence face à ce crime crapuleux de la gardienne de prison Ayafor Florence, la directrice exécutive du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) a, sur son compte Facebook, parlé de mémoire courte de ces …

Votre journal en ligne www.hurinews.com vous livre toutes les clés pour comprendre les dessous de l’assassinat de la gardienne de prison Florence Ayafor, soupçonnée d’être un soutien des séparatistes anglophones.