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Louis MBANGA

Louis MBANGA

En vue de statuer sur les recrutements, les affectations, les avancements en grade et les nominations des magistrats, le Conseil supérieur de ma magistrature s’est tenu ce lundi 10 août au palais présidentiel à Etoudi sous la présidence du chef de l’Etat, Paul Biya. Mais selon l’avocat camerounais au barreau de Paris, Me Christian Ntimbane Bomo, depuis la réforme constitutionnelle de janvier 1996, Paul Biya ne devrait plus présider ledit Conseil. Ci-dessous, la publication faite sur son compte Facebook le 9 août 2020 à 19h 25mn.

Enlevé vendredi dernier dans la localité de Batibo, région du nord-ouest anglophone du Cameroun, l’humanitaire qui travaillait pour une ONG locale a été tué le même jour par les séparatistes selon le bureau camerounais des Nations Unies de la coordination des affaires humanitaires. Mais peut-on en jurer au regard de la multiplication par le pouvoir de Yaoundé des bandes armées dans cette zone aux fins de la contre-révolution ?

A l’initiative d’un activiste camerounais vivant en Angleterre, le Conseil de sécurité des Nations Unies a été saisi fin juillet dernier en vue d’une plainte contre 134 personnalités camerounaises devant la Cour pénale internationale. Ces dernières sont accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’actes de génocide lors du massacre perpétré le 14 février dernier à Ngarbuh, dans le nord-ouest anglophone.

Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, condamne fermement une attaque délibérée et brutale contre un site accueillant 800 personnes déplacées internes près du village de Nguetchewe, dans la région de l’Extrême-Nord au Cameroun.

Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) invite le ministère camerounais de la Défense à ouvrir une enquête sur les violences faites sur des avocats dans certains postes de gendarmerie. L’Etat du Cameroun est quant à lui appelé à se conformer aux textes internationaux relatifs aux conditions de garde-à-vue et de détention provisoire.

Incapable de les juger sur la base de preuves irréfutables, la justice corrompue et aux ordres du régime ténébreux de Yaoundé use de subterfuges les plus ignobles pour prolonger le séjour au bagne du journaliste Paul Chouta et de l’activiste Sébastien Ebala, tous deux incarcérés aux prisons principale et centrale de Yaoundé.

Entre le 13 au 19 juillet dernier, les combats entre soldats camerounais et indépendantistes ont fait rage avec son cortège de destructions et de tueries orchestrées par des militaires camerounais. Une dizaine de mort enregistrée.

Le 2 juillet 2020, l’ONG britannique Global Witness et la plateforme française de lanceurs d’alerte PPLAF ont publié un rapport intitulé «Des sanctions mine de rien», qui a fait aussitôt l’objet d’une plainte documentée devant les juridictions françaises. Nous avons pris le temps de décrypter les faits et les arguments de ladite enquête. Nous avons aussi parcouru la plainte déposée par l’avocat d’Afriland First Bank CD au parquet de Paris, siège du PPLAAF. Nous avons également pris le soin de questionner des juristes sur les interdictions et règlements OFAC d’ailleurs disponibles sur le site web de l’OFAC. La matière est essentiellement technique et ne pourrait souffrir de l’usage du mode conditionnel dont ont fait recours les ONG dans une enquête que nous présentons en 8 points factuels. Eclairage.

Le 10 juillet dernier, le ministère camerounais de la Défense a invité la presse dans les locaux de la Division de la Sécurité Militaire pour lui présenter deux des assassins de Florence Ayafor, gardienne de prison en service à Bamenda (nord-ouest anglophone) dont l’image du crime odieux a fait le tour des réseaux sociaux début octobre 2019. Mais tout porte à croire qu’il s’agit de deux innocents utilisés dans une campagne de communication engagée par le gouvernement camerounais pour gagner la sympathie de l’opinion internationale et enterrer cette affaire qui contient tous les indices d’un crime d’Etat.

Au cours d’un entretien accordé dimanche dernier à une chaîne de télévision privée camerounaise, le chargé de la communication du ministère de la Défense a accusé l’homme de média d’être coordonnateur d’un groupe armé séparatiste. Mais d’après le rapport d’enquête de la gendarmerie dont hurinews.com a pu avoir copie ainsi que plusieurs sources proches de l’enquête tant au secrétariat d’Etat à la défense chargé de la gendarmerie qu’au ministère de la Défense, il n’en est rien. Le seul tort de Kingsley, d’après ses bourreaux, est qu’il est membre de groupes Whatsapp pro-séparatistes et ses articles sur les exactions de l’armée camerounaise en zone anglophone.