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Burundi : Référendum constitutionnel : Les défenseurs des droits humains en danger

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Une organisation burundaise de défense des droits humains affiliée à la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme a alerté le Conseil des Nations Unies pour les Droits de l’Homme à Genève en Suisse le 15 mars dernier sur les menaces qui pèsent sur les défenseurs des droits humains à l’approche du référendum de mai prochain devant permettre à Pierre Nkurunziza de s’éterniser au pouvoir.

Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza

456 personnes tuées, 89 disparitions forcées, 283 cas de torture, 77 cas de violences sexuelles et basées sur le genre (SGBV) et 2 338 arrestations souvent suivies de détentions en dehors de toute procédure légale. Tel est le bilan de 2017 présenté le 15 mars dernier par la ligue Iteka devant le Conseil des Nations Unies pour les Droits de l’Homme à Genève en Suisse. D’après cette organisation affiliée à la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), depuis janvier 2018, 50 cas de meurtres ont été enregistrés, 4 enlèvements, 23 cas de torture, 402 arrestations arbitraires, et 9 cas de SGBV.

Selon la ligue ITEKA, les victimes sont pour la plupart des opposants au régime de Pierre Nkurunziza. Président de la République depuis 2005, ce dernier veut organiser en mai prochain un référendum sur la modification de la constitution devant lui permettre de se maintenir au pouvoir autant que possible : « Des informations nous parviennent selon lesquelles les autorités mènent une campagne de terreur visant à contraindre la population de s’inscrire sur les listes électorales et de voter en faveur de la révision constitutionnelle », a déclaré devant le Conseil l’organisation en pointant un doigt accusateur sur le président Pierre Nkurunziza et quelques affidés de son régime.

La ligue Iteka a également attiré l’attention du Conseil sur les menaces qui pèsent sur les défenseurs des droits humains dans un contexte où ces derniers sont l’objet d’arrestations, de détentions arbitraires, de disparitions et de restrictions légales de leurs activités. Aussi, la FIDH et la Ligue Iteka ont-elles plaidé auprès du Conseil afin que ce dernier exhorte  « … le Burundi à mettre un terme aux graves violations des droits humains, à libérer les défenseurs et autres personnes détenues arbitrairement, à abandonner tout projet de référendum sur la révision de la Constitution qui ne garantirait pas, comme c’est le cas aujourd’hui, les conditions sécuritaires et politiques nécessaires au bon déroulement du processus… »

hurinews.com

Source : FIDH

 

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