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Cameroun : Affaire Amadou Vamoulké : Voici pourquoi c’est la liberté de presse qui est en péril

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Suite à l’incompréhension suscitée par l’appel de Reporters Sans Frontières à libérer l’ancien directeur général de la Cameroon radio and television qui, d’après certains journalistes camerounais, n’était plus journaliste pratiquant, voici un extrait de la mise au point conjointe du Comité international de libération et de réhabilitation d’Amadou Vamoulké (Cirlav), de Reporters Sans Frontières, du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), parvenue à notre rédaction :

  -Monsieur Vamoulké a été élu premier président de l’Union des journalistes du Cameroun ;
-Il a fait adopter un code de déontologie du journalisme sur les modèles standards internationaux ;

-Il a fait rédiger un mémorandum exigeant la libéralisation sans délai du paysage audiovisuel camerounais qui dépendait alors d’un monopole d’Etat ;

-Il a transmis au gouvernement un mémorandum plaidant la dépénalisation des délits de presse ;

-Il a conduit une délégation de journalistes auprès du ministre de la justice pour obtenir la libération du journaliste Pius Njawé, militant pour les droits de l’homme et la liberté de la presse. Il a ensuite rendu compte de cette mission dans un entretien avec Monsieur Robert Ménard, Secrétaire général de l’ONG Reporters sans Frontières ;

-Il a régulièrement résisté à des injonctions gouvernementales en refusant la suspension ou la mise à pied de journalistes dont les propos sur la radio ou la télévision publiques étaient jugés subversifs ; Il a instauré une liberté de ton bénéfique pour la CRTV mais qui inquiétait de plus en plus certains officiels qui voyaient l’entreprise publique échapper à leur contrôle.

Amadou Vamoulké

« Le limogeage de Monsieur Vamoulké apparaît donc comme l’épilogue logique d’une longue bataille entamée dès sa nomination pour résister à des conservateurs bien introduits et puissants qui ne pouvaient admettre que la radio et télévision publique « tombe » dans des mains qui se voulaient indépendantes », lit-on également dans le communiqué.

Comme nous pouvons le voir, c’est donc mieux le promoteur de la liberté de presse y compris au sein de la CRTV, radio et télévision d’Etat au Cameroun, que le manager qui est ciblé, d’après le Comité international de libération d’Amadou Vamoulké (Cirlav). Ce dernier totalise plus de 1000 jours de détention arbitraire à la prison centrale de Yaoundé depuis le 29 juillet 2016, date de son placement en détention provisoire.

Accusé du détournement de 3,9 milliards de F CFA au profit de la CRTV, l’ex-Dg de la CRTV doit passer pour la 21 fois devant les juges du Tribunal criminel spécial le 28 août prochain sans espoir de voir les débats enfin s’ouvrir car l’accusation a déjà déclaré n’avoir pas de témoin à faire comparaître et par conséquent, n’avoir pas de preuves à charge à lui opposer.

M.Vamoulké a été inculpé le 8 février 2018 de détournement de 25 milliards de FCFA. Une autre affaire décousue concoctée par son successeur Charles Ndongo qui s’appuie sur un rapport d’audit comptable partiel et partial. Voilà pourquoi le Cirlav estime qu’Amadou Vamoulké est un prisonnier politique et doit être libéré.

hurinews.com

 

 

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