Accueil»Dernières Infos»Cameroun – Affaire Ibrahim Bello: Un verdict injuste au goût amer

Cameroun – Affaire Ibrahim Bello: Un verdict injuste au goût amer

0
Partages
Pinterest Google+

Les deux policiers impliqués dans les actes de tortures sur le jeune Ibrahim Bello début 2017 dans un poste de police à Ombessa (centre) ont écopé de 3 et 4 ans d’emprisonnement là où ils méritaient 10 ans et plus. Les organismes de défense des droits humains crient au scandale.

Cliquez sur ce lien pour comprendre l’affaire Ibrahim Bello

Le jeune Ibrahim Bello, après avoir été torturé par des policiers à Ombessa

Le tribunal de première instance de Bafia (Centre) a prononcé la sentence à l’encontre de l’inspecteur de police Joseph Désiré Sack et du policier Joël Cyrille Bikouo Nzie, lors de l’audience du 6 mai 2020.

L’ONG Mandela Center International, qui représentait la partie civile, fera appel. Le dénouement complet de l’affaire Ibrahim Bello contre l’Etat du Cameroun, représenté par la Délégation générale à la sécurité nationale (DGSN), et mettant en scène l’inspecteur de police Joseph Désiré Sack et l’officier de police Joël Cyrille Bikouo Nzie, était prévu pour le mercredi 6 mai 2020.

Le tribunal a également condamné les deux policiers à verser à Ibrahim Bello la somme de 50 millions de FCFA à titre de dommages et intérêts. Cependant, l’ONG Mandela Center International, qui avait intenté une action civile en faveur du jeune, avait réclamé un milliard de FCFA de dommages et intérêts. L’ONG dénonce également ce jugement qu’elle qualifie de “inique”. Face à la gravité des sévices subis par Ibrahim Bello, qui a perdu ses deux jambes et sa main gauche après la torture.

Le secrétaire de Mandela Centre International, Jean Claude Fogno, annonce également que son organisation fera appel de cette décision. Les deux policiers étaient sous le coup de l’article 277 du Code pénal camerounais, et risquaient entre 10 et 20 ans d’emprisonnement, estime l’ONG.

Source : CNA News

Commentaires

commentaires

Article précédent

Cameroun : 6 mai 1991-6 mai 2020 : Il y a 29 ans, le régime Biya massacrait à l’Université de Yaoundé

Article suivant

Cameroun : Crise anglophone : Une ONG appelle à un accord de paix préalable avant toute reconstruction