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Cameroun :Affaire Maurice Kamto et Cie : Il faut les libérer tous

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Le Tribunal militaire a rendu ce jeudi 11 juillet une ordonnance de renvoi en jugement d’une centaine de militants du parti d’opposition Mouvement pour la renaissance du Cameroun parmi lesquels Maurice Kamto. Près de 40 ont été relaxés pour faits non établis. Curieux de savoir que pour les mêmes faits qui n’ont rien à voir avec des atteintes grave à la sécurité de l’Etat, les uns sont libérés et les autres maintenus en prison.

Le procès de Maurice Kamto et d’une centaine de militants et sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) s’ouvre bientôt devant le Tribunal militaire. Le 11 juillet dernier, le juge d’instruction près le Tribunal militaire de Yaoundé, Jacques Baudoin Misse Njone a rendu l’ordonnance de renvoi N°072/ORD/CI MJNB/TMY à la faveur de laquelle 103 opposants y compris Maurice Kamto, l’avocate Me Michelle Ndocki et et le rappeur engagé Valsero ont été renvoyé devant les juges militaires. 38 détenus à la prison centrale de Kondengui ont été relâchés à cette occasion.

L’ordonnance du juge d’instruction statue sur la compétence du Tribunal militaire et décide qu’il est bel et bien compétent pour juger les accusés qui sont tous civils. De quoi susciter une levée de boucliers du collège des avocats de la défense qui rappelle le point I des Principes et Directives sur le droit à un procès équitable et à une assistance judiciaire édictés du 15 au 28 novembre 2003 par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples qui fait interdiction aux tribunaux militaires de juger les civils. Le collège d’avocats des prisonniers politiques annonce qu’il va attaquer cette ordonnance du juge militaire afin de contester le jugement des civils devant un tribunal militaire.

Le comble n’est ni ce jugement de civils devant les militaires ni ces accusations tournant autour de l’atteinte à la sûreté de l’Etat, mais un sort différent réservé à ceux qui ont pourtant manifesté pacifiquement à travers le pays le 26 janvier dernier à l’appel du MRC. Les uns sont gardés en cellule et les autres libérés alors qu’ils méritent d’être libérés tous. Certains pour les mêmes faits sont jugés devant un tribunal civil, d’autres un tribunal militaire. Ce deni de justice dans un Etat de non-droit trahit une volonté de museler Maurice Kamto qui continue de revendiquer sa victoire à la présidentielle du 7 octobre 2018.

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