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Cameroun : Agressions sur des avocats : Le REDHAC frappe du poing sur la table

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Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) invite le ministère camerounais de la Défense à ouvrir une enquête sur les violences faites sur des avocats dans certains postes de gendarmerie. L’Etat du Cameroun est quant à lui appelé à se conformer aux textes internationaux relatifs aux conditions de garde-à-vue et de détention provisoire.

12 juin 2020. Alors qu’ils sont venus s’enquérir de la situation de leur client séquestré sans mandat à la brigade territoriale de gendarmerie de Douala 3e au quartier Bonaberi, Me Dominique Fousse et ses collaborateurs ont été agressés physiquement et verbalement par des pandores. Le 23 juillet dernier, Me Serges Chendjou est lui aussi pris à partie par des gendarmes et hauts gradés du service central de la recherche judiciaire du secrétariat d’Etat à la défense (SED) à Yaoundé, alors qu’il était venu assister une veuve et ses belles-sœurs interpellées sans mandat et gardées-à-vue dans des cellules du SED.

Une situation qui n’a pas laissé le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) indifférent. Dans une déclaration datée du 30 juillet 2020 et qui est parvenue à la rédaction de hurinews.com, le REDHAC : « dénonce avec la dernière énergie les atteintes à l’intégrité morale et physique des avocats perpétrés dans les locaux de gendarmerie… ».

Une manifestation des avocats anglophones en octobre 2016 à Bamenda, au Cameroun anglophone

Mécanismes de lutte contre l’impunité

Aussi, le Réseau appelle-t-il le gouvernement à rappeler aux agents de sécurité l’obligation de respecter les textes nationaux, régionaux et internationaux tels que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que les Lignes Directrices de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples sur les conditions d’arrestation, de garde-à-vue et de détention provisoire en Afrique adoptées en 2018.

Le REDHAC dans ses recommandations exige également du ministère de la Défense une enquête inclusive sur les violations répétées des droits humains dans des postes de gendarmerie et encourage le gouvernement camerounais à mettre en place des mécanismes de lutte contre l’impunité dans les gendarmeries et autres institutions publiques.

Michel Biem Tong

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