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Cameroun : Alerte homophobie : Des homosexuels menacés de mort à Douala

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Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise, une association homophobe, a engagé le 17 avril dernier un ratissage dans des milieux homosexuel dans un quartier de Douala. Un homosexuel a été conduit à la gendarmerie. Plusieurs autres menacés de mort.

Le jeune Guy Tonton

Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise -antenne du Littoral (Rjc-Littoral), association réputée pour son homophobie, a encore sévi. D’après plusieurs témoins contactés par la rédaction de www.hurinews.com, un groupe de jeunes homosexuels a été pris à partie au soir du 17 avril 2016 vers 21 heures par des hommes du Rjc dans un snack bar situé non loin de l’Hôtel Littoral à Bali, un quartier de Douala. Plusieurs jeunes homosexuels (une demi-douzaine, d’après nos sources) ont été roués de coups. Certains ont réussi à échapper à la furie des agents du Rjc.

L’un d’eux au nom d’Ekwelle Guy Tonton a été conduit à la légion de gendarmerie du Littoral à Bonanjo avant d’être libéré le lendemain au matin : « J’étais gardé dans une cellule située non loin de celle de l’ancien directeur du Port de Douala, Siyam Siwe. En me libérant, ils m’ont dit que j’étais dangereux pour la jeunesse camerounaise et que je dois rester à leur disposition pour besoin d’enquête, mais grâce à des connaissances, j’ai réussi à quitter la ville pour me retrouver dans une localité dont je ne peux vous communiquer le nom pour des raisons de sécurité parce que je recevais des menaces de mort des hommes du Rjc », raconte au téléphone ce jeune âgé de 35 ans habitant le quartier Akwa à Yaoundé.

Guy Tonton au milieu de ses partenaires homosexuels

« Guy Tonton » comme on l’appelle dans son quartier est un militant de la cause homosexuelle au Cameroun.L’homosexualité est punit par l’article 347 bis du Code pénal camerounais à au plus 5 ans de prison. Mais d’après Human Right Watch, cette prescription du Code pénal viole les dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) qui protège la vie privée et le droit à la non-discrimination.

Alternatives-Cameroun, l’Association pour la défense des Homosexuel-le-s (ADEFHO), l’association Cameroonian Foundation for AIDS (CAMFAIDS) et Human Rights Watch ont constaté en 2013 que depuis 2010, 28 personnes au moins ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour relations homosexuelles au Cameroun.
www.hurinews.com

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