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Cameroun : Après les attaques de Kolofata : Un présumé membre de Boko Haram recherché par la gendarmerie

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Arrêté par l’armée au lendemain des événements du 27 juillet 2014 à Kolofata et transféré au camp du Bataillon d’intervention rapide de la localité, Wilfried Eso a réussi à s’échapper pour se retrouver au Nigéria.

« J’ai tout perdu, j’ai abandonné mes activités à Kolofata pour fuir le pays après les attaques du 27 juillet. Quand l’armée est intervenue pour la riposte, j’ai reçu une balle dans le pied. Aujourd’hui je ne sais plus où donner de la tête, par la grâce de Dieu, j’ai réussi à m’échapper du camp du BIR (unité d’élite de l’armée camerounaise, ndlr)», relate Wilfried Ezom Esso, 24 ans, tenancier d’un salon de coiffure et vendeur de carburant à Kolofata Ville.

Après les attaques de Kolofata, Wilfried a été arrêté par le BIR qui l’a confondu à un Boko Haram : « le 27 juillet, alors que je revenais du Nigéria pour acheter du carburant, j’ai été interpellé par l’armée qui me soupçonnait d’appartenir à Boko Haram. J’ai été conduis au camp du BIR. Comme j’avais un peu d’argent, j’ai réussi à soudoyer  un caporal qui a permis que je m’échappe 3 jours plus tard. Mais dans ma fuite, j’ai été surpris par un homme armé qui m’a tiré une balle dans le pied, mais j’ai eu juste une égratignure», a confié Wilfried Ezom Esso à hurinews.com depuis son refuge au Nigéria qu’il a tenu à garder secret.

Parti de Douala (capitale économique), sa ville natale et d’enfance, en 2010, Wilfried Ezom Esso s’est installé à Ngaoundéré (vers le nord du pays) où il a exercé comme commerçant dans un marché situé non loin du stade Ndoumbè Oumar. C’est grâce à un ami commerçant, un certain Bouba Oumarou, qu’il s’est retrouvé à Kolofata fin 2013.

La brigade de gendarmerie de Kolofata a lancé un avis de recherche contre Wilfried Ezom Esso et 4 autres jeunes. Le jeune homme dit craindre pour sa liberté et même pour sa vie car beaucoup de ses amis ont été arrêtés et transférés à la prison centrale de Maroua alors qu’ils n’avaient rien à voir avec la secte islamiste.

Plusieurs jeunes soupçonnés d’appartenir à la secte islamiste Boko Haram sont souvent transférés dans les prisons de Maroua et de Yaoundé et n’ont pas eu droit à un procès juste et équitable.

hurinews.com

 

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