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Cameroun : Arbitraire : Un activiste enlevé puis torturé par les services de renseignement militaire

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Sébastien Ebala a été kidnappé ce vendredi 17 avril 2020 à Yaoundé par les agents de la Division de la Sécurité Militaire, en charge du renseignement militaire. L’activiste très célèbre sur Facebook a appelé quelques jours plus tôt les Camerounais à manifester pacifiquement ce samedi 18 avril 2020 pour le départ de Paul Biya.

Sébastien Ebala à la SEMIL, après y avoir été torturé

Les images qui circulent en ce moment sur les réseaux sociaux parlent assez : Sébastien Ebala, assis à même le plancher, la mine déconfite, les vêtements déchiquetés et imbibés de sang. La scène a été filmée à l’entrée du bureau du colonel Emile Bamkoui, Commandant de la Division de la Sécurité Militaire (SEMIL), logée au ministère de la Défense à Yaoundé. Rien à faire, Sébastien Ebala a été torturé par les agents SEMIL après l’avoir enlevé du domicile à Yaoundé (où ils sont entrés par effraction) de Tchebo Ngapsi Bernard, administrateur de la page Facebook Médiatik, lui aussi séquestré par les services de la SEMIL.

Très actif sur les réseaux sociaux notamment à travers les pages Facebook et Youtube Médiatik, réputé critique envers le régime de Paul Biya, Sébastien Ebala a enregistré le 15 avril dernier une courte vidéo dans laquelle il invite les Camerounais à converger vers le rond-point de la Poste Centrale à Yaoundé ce 18 avril 2020 pour un rassemblement au cours duquel il était question de demander le départ de Paul Biya.

La crapule Joël Emile Bamkoui

Le 23 décembre 2019, le colonel Emile Bamkoui menaçait déjà de faire arrêter l’activiste auquel il reprochait d’avoir, dans un live show sur la page Facebook  Médiatik, accusé la SEMIL d’être impliqué dans l’assassinat de Mgr Jean Marie Benoît Balla, évêque de Bafia (150 km de Yaoundé) tué le 2 juin 2017. Véritable police politique, la SEMIL est depuis plus d’un an au centre de plusieurs arrestations et auditions extrajudiciaires de journalistes et activistes camerounais. Votre humble serviteur est l’une des victimes de ce laboratoire du crime crapuleux qui l’a séquestré en prison pendant près de 2 mois au Cameroun.

Michel Biem Tong    

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