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Cameroun : Assassinat du maire de Mamfe : le REDHAC condamne

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Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale dénonce l’assassinat du maire de Mamfé, Ashu Priestley Ojong, par des séparatistes. L’organisme invite les parties en conflit dans le Cameroun anglophone à un cessez-le-feu provisoire en cette période de lutte contre le COVID-19.

Le maire de Mamfe, Priestley Ojong

Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) n’est pas resté indifférent au sort réservé au Maire de Mamfé le 10 mai dernier. Dans une déclaration rendue publique ce 11 mai 2020, le REDHAC « condamne avec la dernière énergie l’assassinat de M.Ashu Priestley Ojong, maire de Mamfe… », dans le sud-ouest anglophone du Cameroun.

Sur la base des informations en sa possession, le REDHAC raconte que le jeune maire de 34 ans a reçu d’un village non loin de Mamfe un appel téléphonique l’invitant à accueillir 35 ex-combattants séparatistes ayant décidé de déposer leurs armes et de retrouver une vie normale. C’est au moment de s’y rendre que son convoi, dans lequel se trouvait 2 militaires et son chauffeur, est pris pour cible par des séparatistes.

Le maire a été mortellement atteint par balle tandis que les autres membres du convoi en sont sortis grièvement blessés, renseigne le REDHAC qui parle de « crime odieux perpétré par les séparatistes ».  Aussi, le Réseau invite-t-il les parties au conflit anglophone à un respect du cessez-le-feu mondial lancée le 22 mars dernier par le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonia Guterres. Le Redhac exhorte le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, à s’approprier sa proposition de mettre en place une Commission Vérité, Justice et Réconciliation.

Michel Biem Tong

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