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Cameroun : Bibiche Megankam : « J’ai été forcée d’épouser un homme riche que je n’aime pas »

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Âgée de 29 ans, Bibiche Megankam Folinou dit avoir été forcée par ses parents  à épouser un homme riche et surtout en relation avec de très haut placé de la République. Elle a confié ses misères à l’Association camerounaise pour La Défense des droits de l’homme des libertés et du bien-être (ACADEHLIB) :

Les faits

Je me nomme MEGANKAM Folinou Ermione Bibiche résident à Douala de sexe féminin âgée de 29 ans,  et maman d’un garçon de 7ans. (Pièce jointe 01) Je suis issue d’une famille  extrêmement pauvre et pratiquante de coutume ancestrale c’est ainsi qu’en 2018 mon papa m’avait informé de sa décision de me donner en mariage sans mon consentement à Monsieur EPEE Jean Marie, homme d’affaire (très riche) et âgé de 59ans que je ne connaissais pas. La seule information qu’on m’a donnée est qu’il était riche et avait de l’influence par ses relations dans le gouvernement. (Pièce jointe 02)

En larmes et triste  je suis allé voir ma mère pour la convaincre de ne pas me laisser partir en mariage, je ne voulais pas me marier à un inconnu que je n’aime pas, elle m’a répondu qu’elle n’avait pas son mot à dire et que je devais respecter la volonté de mon père. Par la suite elle a essayé de me convaincre que cela allait bien se passer étant donné qu’elle aussi a subi le mariage forcé à 17ans, qu’il fallait que je me comporte comme une bonne épouse afin de gagner les faveurs de mon mari.

Mon prétendant venait à la maison de temps en temps pour saluer mes parents et apportait des cadeaux, participait aux charges de la maison, me laisser de l’argent de poche  et j’avais tout de suite le compte rendu de ses visites quand je rentrais du travail ce qui me laissait indifférente.

Avant la date prévue du mariage, les familles se rencontrent, on remet à la famille de l’homme une liste de provisions en nature ainsi qu’une somme d’argent qu’elle doit remettre à la famille de la femme lors du mariage. (Coutume bamiléké)

ATTENDU QUE : le 05 septembre 2018 Nous avons célébré le mariage coutumier avec les deux familles qui se sont réunies. La famille de l’homme apporte la dote demandée par la famille de la femme ainsi que tout ce qui a été écrit sur la liste (dote de la femme).

Le mariage était un évènement grandiose, il avait donné plus que ce que la famille avait demandé, tout le monde s’amusait sauf moi triste, gênée, embarrassée, mal à l’aise, j’allais vivre avec cet homme très âgé que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Ève et qui avais acheté la conscience de ma famille avec son argent. Ma famille lui a remis le contrat de mariage qui affirme que je suis bel et bien sa femme et c’est ce document qu’on devait présenter à la mairie pour établir l’acte de mariage.

ATTENDU QUE : le lendemain du mariage coutumier le 06 septembre 2018 je suis entrée chez lui à Bonamoussadi un quartier de Douala capitale économique du Cameroun  accompagnée par un cortège familial comme la tradition le veut.

Nous partageons un lit pour la première fois, le soir de notre nuit de noce le rapprochement n’est pas très naturel et ne le sera jamais vraiment mais je me laisse faire parce que je me suis souvenu des conseils de ma maman (qui m’avait dit d’être obéissante, respectueuse, soumise afin de gagner les faveurs de mon mari et le royaume de DIEU).

Les premiers mois de mariage Monsieur EPEE J.M essayait de se comporter en époux aimant jouant parfois le rôle de mon père malgré le fait que je ne me sentais pas engagée au fond de moi car je ne suis pas amoureuse de lui. La suite de notre histoire est un enchainement de problèmes de communication, de sombres histoires d’argent, d’affaire de famille, de violence, de jalousie maladive, de menaces contre ma personne, des rapports sexuels sans mon consentement, de mépris, de persécutions, j’ai essayé de m’accrocher parce que je ne voulais pas déshonorer ma famille, je ne pouvais que constater nos différences innombrables. Ma déception est royale et je décide de partir en 2019.

ATTENDU QUE : les causes de notre rupture ont commencé quand il m’a sommé d’arrêter de travailler, parce que désormais j’étais sa femme, sa propriété  son objet sexuelle et que mon poste de chargée de clientèle  est selon lui un poste de prostitution déguisée et quand j’ai essayé de lui faire changer d’avis il m’a frappé avec une telle force que j’ai perdu connaissance. Et n’a cessé de me dire que je ne devais pas le contredire de lui répondre quand il me parle pire encore le regarder dans les yeux, que je n’avais plus besoin de travailler parce qu’il prenait déjà soin de moi et que je ne mourrai pas de famine. Par peur quelques semaines plus tard je me suis exécutée.

ATTENDU QUE : je suis interdit et de fréquenter mes amies parce qu’elles (ils) ne sont pas mariées et me donne de mauvais conseils (selon lui)  il était d’une mauvaise influence pour moi, même des sorties j’étais privée et même pour rendre visite à mes parents c’était avec son aval. J’étais devenu la compagne d’un homme (animale) très souvent absent parce qu’il voyageait à cause de ces multiple affaire que je trouvais louche. Chaque fois à son retour il était toujours très violent et me frappait à cause d’une contradiction. (Pièce jointe 03)

ATTENDU QUE : Chaque fois quand il voulait avoir des rapports sexuelle avec je refuse et il me frappe et filme ces rapport sexuelle avec moi et les montre à ces amis et me faisais le chantage que ci je le quitté ou fuit il va publier ca sur les réseaux sociaux

ATTENDU QUE : Il était masochiste ce drogue chaque fois avant les rapports sexuel avec son (son objet sexuel)  ces ainsi qu’il m’appelle très effraie par lui je m’avais que des yeux a regardé un homme me transforme en objets sexuelle et je ne pouvais que  pleure et prier le bon DIEU de me sortir de ce rêvé car pour je pense rêver

ATTENDU QUE : A chaque fois que je pouvais joindre ma mère je lui racontais cela elle ne me croyait pas et disait que je veux fuir pour aller vivre avec un autre homme.

ATTENDU QUE Le 16 novembre 2018 j’avais besoin de me ressourcer, d’être seule, loin de tout, je suis parti sans lui dire à Bafang (Ouest CAMEROUN) chez la cousine de ma mère faire quelques jours. Il a été informé que j’étais là-bas et a dépêché des hommes en tenue (policiers) pour venir me chercher comme si j’étais une délinquante.  Mais même de retour chez lui, je me suis réfugiée 2 fois chez mes parents après des disputes ou il m’a frappé (le 08 janvier 2019, le 18 avril 2019).

ATTENDU QUE : qu’il a des amis qui sont dans les services de renseignements, qui lui donne toujours les informations ou j’allais me cacher et me fessais par la suite le chantage que si je fuyais encore, il va publier sur les réseaux sociaux les photos nues de moi qu’il avait de moi, ce qui m’a dissuadé de recommencer.

. ATTENDU QUE : au courant du mois de Décembre 2018 J’avais décidé de faire venir mon fils a la maison pour que nous passons le week-end ensemble, ce qu’il a accepté, mais le 2e jour il est rentré saoul alors que nous étions déjà couchés, il a commencé à faire du bruit, a me rappeler que j’étais une femme sans utilité, je me suis réveillé en le suppliait de parler à voix basse parce que mon fils dormait dans la chambre d’à côté et il allait se réveiller, il s’est mis aussi à insulter mon fils en disant (le petit batard n’a qu’à se réveiller),prise de colère je lui ai répondu (le batard qu’un homme a réussi au moins à me donner) il s’est jeté sur moi et a commencé à me frapper, mes cris ont réveillé mon fils qui est sorti en pleurant, même en voyant mon fils il ne s’est pas arrêté de me donner des coups de poing, je pleurais a chaude larmes, je ne savais plus si c’était ces coups qui me faisait mal ou bien le traumatisme que mon fils subissait. Quand il a décidé de me laisser je me suis levée avec beaucoup d’effort et je suis allé prendre mon fils qui était resté tétanisé dans un coin du salon, il m’a dit en pleurant (maman je veux qu’on s’en aille), j’ai refait son sac, et j’ai pris mon porte-monnaie et nous sommes allés chez mes parents, ma mère était surprise de me voir à cette heure-là, il était aux environs de 22.00, j’ai laissé mon fils sans mot dire et je suis partie à Beedi (quartier de Douala) chez ma meilleure amie et j’ai fait 6 jours sans lui donner de mes nouvelles, à cause de ma maman qui lui a dit ou j’étais, (parce que j’appelais tous les jours pour parler avec mon fils ou pour prendre de ses nouvelles) il est venu me cherché en s’excusant comme à son habitude.

ATTENDU QUE : J’avais des difficultés à tomber enceinte, et il me fessait prendre des traitements traditionnels qui selon lui allait m’aider à concevoir, alors là j’étais la femme la plus malheureuse car il m’insultait à chaque fois que je voyais mes règles, c’était grave à la maison car pour lui j’étais une femme sans utilité, il me disait que s’il m’a acheté c’était pour que je lui fasse un enfant, il me chosifiait, me traitait d’infertile et m’avait surnommée (son objet sexuel).

Fatiguée de boire des bidons de médicaments sans résultat, j’avais décidé d’aborder calmement le sujet avec lui c’est ainsi qu’à son retour du travail pendant qu’il mangeait je lui ai dit que l’atmosphère dans laquelle nous vivons n’était pas sain, comment pourrais-je concevoir dans un environnement où règne la brutalité? La violence? Le stress extrême? J’ai également avancée l’hypothèse que le problème venait peut-être de lui j’avais fait des examens et pas lui, il est devenu furieux, balance tout sur la table en me disant que je l’ai traité de stérile, je n’ai pas eu le temps de parler que les coups pleuvaient sur moi, il m’a battu ce soir du 7 janvier 2019 comme jamais il ne l’avait fait, les voisins ont entendu mes cris et sont venus cogner a la porte c’est alors qu’il a cessé de me taper en s’écriant (je n’ai plus le droit de corriger ma femme?), cette nuit-là je suis restée coucher sur le tapis au salon attendant le matin.

Une fois le matin arrivé je suis parti à l’hôpital, j’avais mal à la côte, la tête, le corps, et les bleus sur le visage  tellement j’avais mal le médecin m’a fait un certificat, je suis allée chez mes parents afin qu’ils constatent, et me sorte de la maison de ce monstre.

ATTENDU QUE : Le soir du 8 janvier 2019 mon père (de regretté mémoire) l’a convoqué étaient présent quelques oncles, il est arrivé après le boulot avec des provisions et enveloppe d’argent pour faire taire tout le monde. Après plusieurs heures de discussion grande était ma déception quand mon père m’a dit que je devais retourner dans mon foyer, il présentait ses excuses et faisait semblant d’être désolé, face à ses promesses de changer ma famille me demandait de supporter, j’étais au bord des larmes, ma maman me regardait triste en larme elle me comprenait surement mais ne pouvait pas réagir.

Je suis retournée chez lui le cœur lourd, mes journées se ressemblaient, je ne travaillais plus, je subissais toujours les mêmes traitements il m’insultait et traitait ma famille de mendiante, que je marcherai et ferai désormais ce qu’il voulait. Je m’étais résolu à souffrir surtout que j’avais perdu ma liberté et mon indépendance. Il ne me disait jamais ou ses multiple affaire l’envoyait ni la date de son retour, il me faisait du chantage qu’il prendrait une seconde femme si j’étais incapable de lui faire un enfant.

Par la suite il commençait à rentrer très tard. Quand il rentre et que je dors il me réveille pour que je lui serve à manger et même quand la table est faite il trouve une autre raison pour me réveiller. Si je boude il commence les problèmes et me frappe, il devenait de plus en plus violent et méconnaissable, les voisins venaient le calmer tout le temps quand il commençait à être violent. Et quand je fuyais le foyer quand il commençait à être violent il venait toujours me chercher, j’étais obligé d’y retourner parce que c’était sa le mariage me disait-on.

 

ATTENDU QUE : Au mois d’avril ma meilleure amie m’a faite une proposition de fuir pour aller au BENIN, elle avait sa sœur qui vivait là-bas et qui pouvait m’héberger le temps pour moi de me reconstruire,  je serai débarrasser de ce tyran. J’en ai parlé à ma mère et elle avait peur mais m’a dit qu’elle fera comme si je ne lui ai rien dit, elle s’est endettée pour me prendre un billet d’avion. C’est ainsi que mardi le 09 avril 2019 je me suis envolée pour le bénin.

Quelque jours plus tard Ma joie fut de courte durée, une fin d’après-midi du 13 avril 2019, rentrant d’une promenade avec Elodie et sa fille, j’entends une voix qui m’appelle, et cette voix m’est familière, sans répondre je me retourne et vois mon mari, j’ai d’essayer de m’enfuir il m’a saisie au bras, désespérée j’ai fait des présentations  (Si tu ne veux pas de drame tu fais ton sac et demain nous rentrons au Cameroun) le connaissant très violent je suis resté calme et j’ai acquiescé, c’est ainsi que le lendemain soit le 14 avril 2019, il a acheté un billet d’avion et nous sommes rentrés au Cameroun.

La peur dans l’âme je savais ce qui m’attendait à la maison, il a confisqué mon téléphone, j’étais sur mes gardes, mais 02 jours sont passés sans qu’il ne me tape je me suis dit que peut-être il avait pris conscience qu’il devait se ressaisir. Je n’ai même pas eu le temps de prévenir ma mère que j’étais de retour parce que je n’avais plus de téléphone.

ATTENDU QUE : au courant du mois d’Avril lors d’une énième dispute qui m’a valu une bonne bastonnade qui m’a laissé immobile au sol les voisins ont appelé ma mère qui est venue me chercher et nous sommes allés à l’hôpital, après l’hôpital je ne voulais plus retourner chez lui, j’ai décidé de porter plainte, je n’en pouvais plus de ce mariage et cette fois-là ma mère semblait être de mon côté, elle s’en voulait de ne m’avoir pas soutenue, elle m’aimait et était désolée. Elle m’a encouragé à déposer les plaintes ce qui a été fait. (Pièce jointe 04)

Le lendemain soir il m’a appelé sans réponse de ma part, il savait ou me trouver, il est donc venu chez mes parents, j’ai cru qu’il venait encore s’excuser mais non, il avait été informé des plaintes déposées contre lui et il était en colère, il m’a insulté en disant que c’était une perte de temps et qu’aucune poursuite ne serait lancé à son endroit compte tenu de ses relations dans le gouvernement, que je suis à lui, qu’il m’avait acheté et qu’il ferait ce qu’il voudra de moi, que le pays lui appartient. En partant il a dit qu’il viendrait me chercher quelques jours plus tard parce que convalescente je ne lui servais à rien.

Ma mère était dans la chambre avec mon père qui était très malade et a tout entendue, elle a réalisé tout l’enfer que je vivais, elle est venue tenir ma main alors que j’étais en larmes en me promettant de tout faire pour me sortir de là.

ATTENDU QUE : quelque  jours plus sieur EPEE J.C est revenu comme promis me chercher, mais ma mère au lieu de se fâcher sur tout ce qu’elle avait entendu, elle est venue le supplier de me laisser encore quelques temps parce que mon papa était très malade et ne marchait plus, elle ne pouvait pas prendre soin de lui toute seule et de mon fils qui vivait avec eux, il a accepté. Je m’occupais de mon père et ma maman sortait presque tous les jours en journée et rentrait le soir.

Mon soi-disant mari ne cessait de me harceler au téléphone, il disait qu’il n’avait pas encore digéré les plaintes, qu’il allait s’occuper de moi quand je serai de retour, bien qu’étant chez mes parents j’avais peur de cet homme qui me terrorisait.

Les semaines se sont écoulées et mon père qui était malade est décédé le 19 mai 2019, cet homme qui m’avait mis dans ces problèmes partait sans m’aider à les résoudre, une fois de plus le sort s’abattait sur moi, je l’aimais, malgré tout il était mon père même si j’avais toujours eu le sentiment de ne pas être aimé. Nous avons mis le corps à la morgue et préparions les funérailles.

IL RESSORT QUE : suite au décès de mon père monsieur Aziz Moustafa Ibn Ismail président National de l’ACADEHLIB est venu pour prendre de mes nouvelles, est resté des heures ensuite il est parti. Et mon mari après son forfait n’est plus revenu chez mes parents, ses amies qui étaient venus à leur tour me souhaiter les condoléances m’ont dit qu’il était en mission à Bamenda (Nord-ouest du CAMEROUN).

Nous avons voyagé le vendredi 28 juin pour le village (Fotouni), la veillée a eu lieu le soir et lendemain le 29 juin nous avons enterré mon père. S’en est suivi des rites de veuvage pour ma maman qui a duré 7 jours et nous sommes rentrés sur Douala le 07 juillet.

IL RESSORT QUE : dame MEGANKAM Folinou Ermione Bibiche est dans un pays sous une protection.

NOUS RECOMMANDONS DONC :

Aux autorités de Camerounaise et/ou internationale:

  • Veiller l’application équitable de la loi sans discrimination ;
  • D’interpelé sieur EPEE Jean Marie pour qu’il réponde de ces actes devant la juridiction compétente ;
  • La restitution des droits de dame MEGANKAM Folinou Ermione Bibiche;
  • La protection nationale et internationale de dame MEGANKAM Folinou Ermione Bibiche;
  • De respecte les instruments juridiques nationaux et internationaux ;

Aux organisations de la société civile :

  • Exiger que justice soit faite ;
  • De se mobiliser et dénoncer tout violation de Droits de l’Homme;
  • Dénoncer tous les cas de violations des Droits de l’Homme;
  • Rester vigilantes sur le déroulement de l’Affaire ;

Aux populations de :

  • Dénoncer auprès des autorités compétentes tout autres cas similaire et autres cas de violation des Droits de l’Homme ;
  • Rester vigilants et mobilisés, pour éviter de nouveaux cas.

 

 

 

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