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Cameroun : Commémoration : L’ADDEC célèbre les 60 ans de la mort du nationaliste Um Nyobe

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L’Association de défense des droits des étudiants du Cameroun a organisé ce mercredi 12 septembre à Yaoundé, une conférence-débat sur l’homme, sa pensée politique et l’impact de cette dernière sur la nation camerounaise d’aujourd’hui.

13 septembre 1958-13 septembre 2018. 60 ans déjà que le nationaliste camerounais Ruben Um Nyobe tomba sous les balles de l’armée française en plein combat pour une vraie indépendance du Cameroun. Le pays s’en souvient. L’Association de défense des droits des étudiants du Cameroun (ADDEC) aussi. D’où l’organisation d’une conférence-débat ce mercredi 12 septembre 2018 au siège de la Plate-forme indépendante des jeunes pour la démocratie et la citoyenneté active situé au quartier Kondengui à Yaoundé.

Au cours de cette conférence-débat sous le thème « comment consolider l’unicité et le vivre-ensemble dans une nation multi-culturelle », il a été question de revisiter l’homme, sa pensée politique, son idéologie. De l’exposé de Pierre Bleriot Nyemeck, philosophe et membre de la famille du nationaliste, l’on a appris que l’idéologie d’Um Nyobe consistait en la Réunification préalable des deux Camerouns avant toute indépendance. Pour le philosophe, c’est parce que ces objectifs politiques ont été galvaudé que le Cameroun fait face à la crise anglophone.

L’on a également appris que c’est Um Nyobe qui a créé l’Union des populations du Cameroun (Upc) le 10 avril 1948, jour de son 35e anniversaire à Douala. Mais  parce qu’il était recherché par l’administration coloniale française, il a dû quitter Douala en catimini pour se rendre à Edea afin de détourner l’attention de cette dernière et laissé le parti lancer ses activités. D’après Bleriot Nyemeck, bien qu’il y ait eu une résistance armée de l’UPC, Um Nyobe n’était pas un partisan de la revendication de l’indépendance par la violence et l’UPC n’était pas un parti régionaliste.

Pour Sosthène Etouke, moniteur de science politique à l’Université de Yaoundé 2 à Soa, en dehors d’une loi portant réhabilitation des héros et martyrs en 1991, le Cameroun accorde de nos jours très peu de considérations aux héros et martyrs camerounais. L’ambassadeur d’Algérie au Cameroun, Merzak Bedjaoui a révélé que l’Algérie tout comme le Cameroun a connu une guerre d’indépendance et que Front national de libération (FNL) en Algérie a accordé des appuis financiers à l’UPC dans les années 1950. Selon le diplomate  algérien, son pays a accordé une pension à Marthe Moumié après la mort de son nationaliste de mari Félix Roland Moumié en novembre 1960 jusqu’en 1965. La conférence s’inscrivait dans le droit fil de la semaine des martyrs.

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