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Cameroun : Conflit en zone anglophone : 30 membres du corps médical tués depuis mai 2018

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Obsèques de deux infirmiers abattus par des soldats camerounais en août 2018 à Mbengui, au nord du Cameroun anglophone

C’est ce qui ressort des données collectées auprès des sources locales par la rédaction de www.hurinews.com. Il s’agit des médecins, infirmiers et guérisseurs traditionnels assassinés pour la plupart en situation professionnelle. Des soldats camerounais accusés par nos sources d’être responsables de ces tueries au sein du corps médical en zone anglophone.

Le climat de terreur qui règne en zone anglophone en proie à une guerre d’indépendance entre l’armée camerounaise et les forces de restautation du British Southern Cameroons n’épargne pas le corps médical. D’après des sources locales contactées par www.hurinews.com, 30 membres du corps médical ont soit trouvé la mort ou été enlevés  au cours de ce conflit qui continue de battre son plein. Soit 15 infirmières, 8 guérisseurs traditionnels, 1 médecin, 1 docteur et 1 dentiste.

10 parmi les victimes n’ont pas pu être identifiées par votre journal en ligne.  Selon les mêmes sources locales qui se veulent concordantes, ce sont des soldats camerounais qui sont à l’origine de ces tueries. La journée la plus sanglante pour le corps médical fut le 1er avril 2019 où 5 infirmières ont été victimes d’assassinats ciblés à Mbingo Hospital, au nord-ouest anglophone. Il a été impossible pour nos sources sur place de les identifier.

La plupart des victimes répertoriées ont été l’objet d’assassinats ciblées. C’est le cas de Samuel Njimogu, le dentiste abattu à bord de sa voiture par un soldat, d’après un témoin. C’était le 3 février dernier. Le 14 juin dernier, une infirmière au nom d’Emilia Bessem a été abattue par un militaire à Talangaye (sud-ouest), de sources concordantes, avec ses 3 enfants. Une autre infirmière du Shisong General Hospital au nom d’Ornella Nyuymingka a été prise pour cible par un soldat camerounais le 19 janvier dernier à Kumbo (nord-ouest) alors qu’enceinte, elle se rendait à son lieu de service.

D’autres membres du personnel médical ont été assassinés pour avoir prodigué des soins aux membres des forces indépendantistes anglophones blessés. C’est le cas de Dohse Legki, un guérisseur traditionnel tué à Small Mankon le 10 avril dernier.  La plupart des personnels médicaux enlevés sont d’ailleurs des guérisseurs traditionnels, d’après les données collectées par hurinews.com. Le personnel médical est très souvent la cible des soldats camerounais du fait de son attention vis-à-vis des blessés de guerre côté ennemis de l’armée.

www.hurinews.com   

 

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