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Cameroun : Crise anglophone : Les solutions de l’Acadehlib

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Ci-dessous, la déclaration de l’ONG Association Camerounaise pour la Défense des Droits De l’Homme des Libertés et du Bien être parvenue à notre rédaction.

Les racines historiques de la crise anglophone

Après la Première Guerre mondiale, le Cameroun, alors colonie allemande, est partagé par la Société des nations (la SDN, ancêtre de l’ONU) entre la France et la Grande-Bretagne. Quatre cinquième du pays sont placés sous tutelle française, la Grande-Bretagne hérite de la partie occidentale bordant le Nigeria.

Le 1er janvier 1960, la partie francophone obtient son indépendance et devient la République du Cameroun. Un an plus tard, à l’issue d’un référendum, une partie du Cameroun sous tutelle britannique (Northern Cameroon) réclame son rattachement au Nigeria, tandis que l’autre partie (Southern Cameroon) se prononce en faveur de son rattachement à l’ex-Cameroun francophone.

Ces deux entités – la partie francophone et Southern Cameroon – forment alors une République fédérale à partir du 1er octobre 1961. Mais en 1972, le président Ahmadou Ahidjo décide de supprimer les deux États fédérés pour faire place à un seul État, avec une seule Assemblée nationale, et proclame la République unie du Cameroun. C’est à partir de cette époque que surgit un sentiment de marginalisation chez certains habitants anglophones du pays.

Dix ans plus tard, l’actuel président Paul Biya accède au pouvoir et prend alors de nouvelles mesures favorisant le centralisme. Le 22 août 1983, il divise la région anglophone en deux provinces : Nord-Ouest et Sud-Ouest. L’année suivante, il abandonne le terme “unie” à la République du Cameroun et supprime la seconde étoile sur le drapeau, qui représentait la partie anglophone.

“Malgré la naissance des mouvements anglophones – dans les années 90, la restauration du multipartisme fait naître le plus grand parti d’opposition, le SDF, basé dans les régions anglophones – la centralisation s’est poursuivie et les anglophones ont davantage perdu en poids politique à l’échelle nationale. En 2017, sur 36 ministres avec portefeuille, un seul est anglophone”, constate le Crisis Group dans un rapport intitulé “Cameroun : la crise anglophone à la croisée des chemins”.

Écartés de l’échiquier politique national, les anglophones se sentent également lésés sur le plan économique, un secteur pourtant dynamique. “L’unification laisse un sentiment de régression économique dans la partie anglophone (…) au profit des investissements dans la partie francophone”, détaille le centre de recherche international.

Il ressort : que depuis le mois de novembre 2017 des populations des zones anglophones traversent des situations d’anxiétés. Le problème, ce sont des réclamations et Comme un volcan à la lave restée trop longtemps emprisonnée dans la cheminée souterraine, des manifestations éclatent à Bamenda et Buea, principales villes des actuelles zones chaudes que sont les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays. Des réclamations et des mouvements d’humeur enregistrés ces derniers mois. Cette fois, la lave est bel et bien arrivée à la surface, et le volcan est en éruption. Ce qui a démarré au dernier trimestre 2016 comme une revendication anodine des syndicats d’enseignants et de juristes, a muté en revendication politique, et est en train d’entrer dans une phase des plus incertaines.

Rappelons-nous : de l’historique du conflit.

Novembre 2016 – Actions de protestation non-violente. Pas de mouvement armé.
Décembre 2016 – L’armée tue les 6 premières personnes. Aucune n’était armée. Plusieurs ne sont même pas parmi les activistes.

Janvier 2017 – Les leaders de la protestation non-violente sont arrêtés. Intensifiant:

1) Le sentiment d’injustice dans la communauté Anglophone.

2) L’idée que la non-violence ne peut produire des résultats.

3) Le boulevard est ouvert pour les extrémistes.

Janvier-Mars 2017 : Coupure d’internet généralisé. Une violence sur l’ensemble de la population, transformant chaque citoyen du NO/SO en militant.

Janvier-Sept 2017 : La seule violence que nous supposons être des sécessionnistes est celle des écoles qui brûlent. Terrible, mais aucune incidence sur la vie humaine.

Août 2017 : Relâchement de quelques leaders Anglophones. Mais pas d’autres. Aucune logique. Renforcement du sentiment d’injustice.

Septembre 2017 : Action de protestation non-violent massive. Forces de l’ordre tirent sur les foules. Des dizaines de morts. De centaines d’arrestations illégales. L’état ment sur les morts et blessés. Les autres camerounais ne disent rien.

1er Octobre 2017 : Rebelote. En plus violent. Les attaques des villages commencent. L’Etat sème véritablement la terreur au NO et SO.

Ce n’est qu’après ceci que la lutte armée des sécessionnistes prend corps.

ATTENDU : que L’ONU et les ONG ont tiré la sonnette d’alarme, début avril 2017, sur la situation humanitaire dans les régions anglophones du Cameroun. Depuis plus d’un an, le pays est secoué par une crise socio-politique sur fond de séparatisme.

ATTENDU : que les populations sont Prises entre deux feux, des deux régions anglophones du Cameroun, où s’affrontent depuis plusieurs mois l’armée et les séparatistes anglophones, font face à des besoins humanitaires grandissants dans des zones très difficiles d’accès pour les ONG.

Il y a “de nombreux besoins humanitaires” pour les cinq millions d’habitants des régions anglophones, explique à l’AFP Allegra Maria Del Pilar Baiocchi, coordinateur humanitaire de l’ONU pour le Cameroun. La crise a “un impact sur les civils qui va au-delà des violences : un impact sur la santé, sur l’emploi”, affirme-t-elle.

Depuis plus d’un an, les régions camerounaises du nord-ouest et du sud-ouest sont secouées par une profonde crise socio-politique alimentée par des velléités séparatistes.

ATTENDU : que les origines de la crise au fil des mois, et en réaction au fort déploiement de troupes opéré par Yaoundé, la cause indépendantiste a pris de l’ampleur et la crise s’est peu à peu muée en conflit armé marqué par des attaques isolées contre les symboles de l’État. Des fonctionnaires sont aussi régulièrement visés par des enlèvements. Mercredi 11 avril, un ex-président de la Cour d’appel du Sud-Ouest, Martin Mbeng, enlevé dimanche, “a été libéré”, a affirmé un responsable régional de l’armée.

“Comme dans tout scénario de conflit armé, la population civile paie les conséquences de la violence, de l’insécurité et de la peur”, explique à l’AFP Alberto Jodra Marcos, chef de mission de l’ONG Médecins Sans Frontières-Suisse au Cameroun.

ATTENDU :  qu’au courant des mois passe dame JEANNE E. (protections des victimes) reçois des appels et des messages  inconnu la menaçant de mort et pourchasser sa petit famille elle a été violée, agressée, tabassée, séquestrée… pour des raison de dénonciations et des règlements des comptes dont elle ignore les causes réelle qui vit dans une ville sous la protection de ACADEHLIB et d’autre Organisation de Défense des Droits de l’Homme les quatre (4) fils de dame X ont été obligiez de laisse les études.

ATTENDU : que Je suis un jeune camerounais comme tous les autres. Je vis avec ma maman et mes cadets. J’ai vu mes amies être molestés, tabassés, tués devant moi. Je ne parviens plus à dormir, à manger. J’ai été victimes de plusieurs arrestations par la police et la gendarmerie. C’est grâce à des gens qu’ils m’ont relâché. J’ai donné les noms des gens que je soupçonnais  et ces gens-là veulent me tue j’ai peur et je ne sais pas où aller nous sommes entre les force de l’ordre et les sécessionniste qui veulent nous tuer quand on dénonce. Ils nous tuent quand la police nous arrête. Ils nous font subir des traitements inhumains. Propos recueillis du fils aîné de dame JEANNE E. (protections des victimes)

ATTENDU : que le fils de dame JEANNE E. (protections des victimes)  a été arrêté et menacé de mort par les sécessionnistes s’ils divulguaient les informations sur l’identité de certains sécessionnistes et plusieurs familles vives les mêmes situations.

ATTENDU : que les témoignages recueillis par selon lesquels, certains Camerounais traversent la frontière à pied, dans des zones montagneuses et de forêt dense très peu accessibles du fait du manque de routes, rendant difficile leur enregistrement dans les centres de refugies. Mais “les arrivées continuent”

Les militaires accusent les populations de soutenir les sécessionnistes. ils brulent les maisons des populations dans des villages tel que Kebon Batibo et des villages voisins. Le sous-préfet de Batibo a été enlevé et des gendarmes tués. Cela a causé une irritation auprès de l’arme, ce qui a conduit à des actions de violations des droits de l’homme ; ce que l’armé dément

ATTENDU : que C’est la désolation depuis quelques heures au village de Mbenyan situé dans la région du Sud-Ouest. D’après les informations relayées par plusieurs sites d’informations locales, le chef du village de Mbenyan Chief Ndip Arrey serait décédé ce week-end avoir été passé à tabas par les éléments de la Brigade d’Intervention Rapide (BIR).

Selon nos sources, Chief Ndip Arrey, qui a perdu un de ses fils le 1er octobre 2017, avait été arrêté par les éléments des forces de sécurité et de défense camerounaise en même temps que trois autres de ses enfants. Ce décès risque d’envenimer la situation déjà tendue dans les régions du Sud-ouest et du Nord-ouest à quelques jours de la fête de l’unité.

Le week-end dernier, les combattants sécessionnistes avaient donné jusqu’au 15 mai à tous les francophones pour quitter les régions anglophones du Cameroun. Ils ont également menacé de s’en prendre à tous ceux qui s’associeront à la célébration de la fête de l’unité nationale le 20 mai prochain.

Depuis, des mouvements de populations ont été rapportés par plusieurs de nos confrères (DDH) sur place notamment à Muyuka, Mbonge, Lebialem, Belo, et à Manyu.

ATTENDU : que Depuis le début de la guerre qui sévie dans la zone anglophone, plusieurs organisations de la société civile et les organisations de Défense des Droits de l’Homme ont toujours dénoncé les tortures de l’armée camerounaise en zone anglophone. Des tortures touchant même à des innocents qui ne sont ni de près, ni de loin liés à cette guerre qui n’a que trop durée.

Mais l’armée a toujours réfuté ces interpellations. L’on se souvient du dernier rapport de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) qui a tenu sa 24è session ordinaire le 8 mai 2018 au Palais des Congrès de Yaoundé.

La CNDHL avait une fois encore épinglé le pouvoir de Yaoundé sur ces agissements qui font fuir les populations.

Ces actes de torture ont été confirmés par une des vidéos qui depuis fait le tour des réseaux sociaux, créant l’émoi au sein de la population.

Selon les informations, il s’agit du supposé Général ambazonien arrêté à Konle. Et selon plusieurs sources, celui-ci s’apprêtait à attaquer la brigade de la localité quand il a été appréhendé par les forces de l’ordre. Si son arrestation a été saluée par plus d’un, la torture qui lui a été infligée elle n’a pas réjouis beaucoup des camerounais. Sur les réseaux sociaux, ils étaient nombreux à appeler à un jugement devant la justice afin qu’il réponde de ses actes.

Notons que la crise anglophone dure et continue de faire des victimes innocentes. Des populations obligées de quitter leurs habitations pour des destinations inconnues où souvent trouvent refuge au Nigéria voisin.

ATTENDU : que  Le gouverneur régional du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique, a décidé de se conformer à l’ordre émis par le gouvernement intérimaire d’Ambazonian (IG) la semaine dernière. M. Lafrique, qui a donné des ordres depuis le début de la crise, est maintenant invitée à se conformer à une ordonnance du gouvernement intérimaire d’Ambazonian.

Le gouverneur colonial a finalement décidé que sa famille devrait retourner à Yaoundé suite à la menace lancée par la république ambazonienne indiquant que tous les Camerounais francophones devraient retourner à la fin du mois de mai et que le gouvernement virtuel ne pourra pas garantir leur sécurité.

En tant que citoyen respectueux des lois, M. Lafrique a envoyé ses enfants et sa femme à La République pour leur épargner la peine qui viendra après l’expiration du délai fixé par le gouvernement intérimaire.

L’ordre de l’ambazonie a été lu la semaine dernière par le secrétaire aux communications, M. Chris Anu où il a souligné que tous les Camerounais anglophones doivent expulser tous les Camerounais francophones de leurs foyers. Il a souligné que le non-respect de cet ordre conduirait à des actions sévères de la part des Forces de Défense Ambazoniennes qui sont chargées de la sécurité dans les deux régions anglophones.

Pendant ce temps, les combats se sont intensifiés dans de nombreuses régions du sud du Cameroun. Samedi, il a été signalé qu’une famille de sept personnes avait été tuée à Kuke alors qu’un autre avait trouvé la mort à Baba, près de Mbonge, dans la division de Ndian. La violence dans la région a augmenté depuis que le président du Cameroun, Paul Biya, a nommé un colonel pour remplacer le général Melingui qui avait reconnu que l’armée avait commis d’énormes violations des droits de l’homme dans les deux régions anglophones.

Le général Melingui a ajouté que de nombreuses maisons avaient été incendiées par les militaires et que cela ne s’est pas bien passé avec le président et les faucons qui l’entourent. Il a été immédiatement renvoyé et remplacé par un officier subalterne qui, selon plusieurs, a ordonné à l’armée d’intensifier ses opérations dans les régions.

En outre, un camion militaire transportant une quarantaine de soldats s’est renversé dans la ville portuaire régionale de Limbe, dans le sud-ouest du pays. Notre correspondant à Limbe a rapporté que quelque 16 soldats ont perdu la vie et beaucoup ont été blessés, plusieurs étant critiques.

Des photos des soldats blessés ont été publiées sur les réseaux sociaux et de nombreux Camerounais du Sud se sont réjouis, soulignant que Dieu est de leur côté et que si le gouvernement de Yaoundé ne retirait pas ses soldats mal formés, beaucoup périraient dans des circonstances similaires. Les soldats se dirigeaient vers Muyuka, dans le sud-ouest, où le gouvernement avait ordonné une répression sévère dans cette partie de la région.

Pendant ce temps, le vendredi 11 mai 2018, une liste de nouvelles cibles a été envoyée au siège mondial du Groupe de Nouvelles du Cameroun Concord en Angleterre. L’ancien Premier ministre Peter Mafany Musonge, le ministre Paul Atanga Nji, le sénateur Tabetando, le gouverneur Okalia Bilai, l’officier divisionnaire Joseph Oum II, le député Susan Okpu, l’ancien ministre Elvis Ngolle Ngolle, l’ancien ministre Ogork Ntui Ebot, l’ancien ministre Benjamin Itoe, le ministre Victor Mengot Arrey, le professeur Echu George, le sénateur Achidi Achu et le Premier ministre Yang Philemon figurent parmi les noms figurant sur la liste qui a été envoyée à l’unanimité.

La liste vient à mesure que la violence dans la région s’est intensifiée. Alors que la tension augmente, le gouvernement de Yaoundé a accepté progressivement que la déclaration de guerre de M. Biya à la population du Southern Cameroons à l’aéroport international de Nsimalen à son retour d’une conférence de la Francophonie à Abidjan, en Côte d’ Ivoire, une pure erreur de jugement.

Les Camerounais du Sud sont résolus. Ils ne vont pas céder juste parce qu’ils sont intimidés et tués. Ils vivent une vie de marginalisation depuis des années et ils pensent qu’ils doivent mettre fin à une telle dictature. Le Cameroun appartient à tous et tous les citoyens doivent se sentir chez eux partout où il se trouve. Mais avec tant de vies coupées par cette guerre insensée, il sera difficile de mener de vraies négociations.

Les Camerounais du Sud veulent vivre dans leur propre pays. Pendant 56 ans, ils ont été victimes de discrimination gouvernementale. Le gouvernement de Yaoundé n’a jamais respecté ses engagements envers les populations autochtones du sud du Cameroun. Les erreurs du gouvernement ont fait qu’il était difficile pour les Camerounais du Sud de vivre avec leurs homologues francophones. La faille est là.

Ce sera difficile pour ces plaies de guérir. Beaucoup de gens ont perdu la vie et la douleur persistera longtemps. Le gouvernement a beaucoup de choses à faire. Il doit regarder longuement et durement son script. Son script actuel rend simplement l’indépendance du Cameroun méridional possible. Le gouvernement devra faire marche arrière s’il veut vraiment tenir le pays ensemble.

ATTENDU : qu’alors que l’ONU a enregistré 20 485 Camerounais au Nigeria.  “On vient de rentrer d’une mission d’évaluation en régions anglophones (du Cameroun). “Situation précaire”

Et Selon les estimations de l’ONU, il y aurait “des dizaines de milliers” de déplacés internes dans les régions anglophones. Dans les deux seuls arrondissements de Mamfe et Kumba (région du Sud-Ouest), parmi les plus touchés par la crise, l’ONU estime à 40 000 le nombre de déplacés internes. Mais il est “impossible” de connaître le nombre exact de civils déplacés, selon une source humanitaire, qui ajoute : “l’accès est impossible en zones anglophones, on ne sait pas ce qu’il s’y passe”.

Si on ignore la suite des scènes vécus dans les vidéos (pièces jointe 01), il est à préciser que toute personne suspectée d’être du côté des forces de l’ordre est systématiquement assassinée par les ambazoniens. Ainsi les populations de la zone anglophone sont prises entre le marteau de l’armée camerounaise qui brule les villages et l’enclume des sécessionnistes qui les soupçonnent de coopérer avec leurs ennemis.

“Sur la route, des hommes armés sortent de la forêt pour contrôler les voitures. Si vous êtes un Camerounais francophone, un Français ou un militaire, vous êtes morts”, affirme Matthias Ekeke, rapporteur de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) pour le Sud-Ouest. La France est accusée par les séparatistes de soutenir Yaoundé. “C’est impossible de circuler sans les croiser”, corrobore un prêtre du diocèse qui préfère garder l’anonymat, décrivant des combattants masqués et armés sommairement. “Quand les choses deviennent volatiles sur le terrain, les militaires font ce qu’ils veulent en toute impunité”, estime M. Ekeke, de la CNDH.

 

A cela s’ajoute “les écoles vides depuis un an et un système de racket des forces de sécurité”, selon lui. Il affirme que des gendarmes demandent parfois 30.000 francs (45 euros) aux familles de personnes arrêtées pour les libérer.

“C’est un grand chaos! Si les jeunes rejoignent les combattants, c’est qu’ils se sentent abandonnés par l’Etat camerounais”, s’inquiète-il.

ATTENDU : que Du fait, le gouvernement limite les possibilités de déplacement dans les deux régions soumises à des couvre-feux pour les civils et où les ONG sont rarement autorisées à se rendre. “C’est compliqué pour les organisations comme la nôtre de faire des missions de terrain. Nous sommes en situation de guerre. Nous ne pouvons pas envoyer des collaborateurs partout”, explique Me AZIZ Moustafa Ibn Ismail, président National de ACADEHLIB

Sur les faits des déclarations des victimes: (protections des victimes)

Qu’en plus des déplacés internes, de nombreux Camerounais ont fui les violences vers le Nigeria voisin. Selon l’agence nigériane locale de gestion des urgences (Sema), ils étaient 34 000 à avoir trouvé refuge dans l’État de Cross River dans le sud-est du pays.

Si un premier camp de réfugiés formel financé par le gouvernement de Cross River et soutenu par l’ONU a bien été annoncé, l’immense majorité des réfugiés camerounais au Nigeria sont “pris en charge par les communautés locales”, selon John Inaku, directeur du Sema. Que D’autant plus que, depuis le début de la crise, de nombreuses écoles ont été incendiées par des séparatistes. L’armée est aussi régulièrement pointée du doigt par des ONG et des témoignages dans la presse pour des exactions sur les populations civiles. Début avril, un défenseur des droits de l’homme a ainsi accusé l’armée d’avoir tué plusieurs civils dans l’incendie de leurs maisons. Il y a “de la désinformation de la part de certaines ONG”, se défend à l’AFP une source sécuritaire, tandis que Yaoundé a toujours démenti en bloc les accusations d’exactions.

Sur les faits des déclarations et des témoignages : 

Conflit armé La situation sécuritaire dans les zones anglophones du Cameroun s’est considérablement détériorée depuis l’annonce fin janvier de l’extradition de 47 séparatistes arrêtés au Nigeria, dont leur leader Sisiku Ayuk Tabe.

La crise a connu son épisode le plus sanglant avec au moins 17 personnes tuées par les forces de sécurité en marge d’une proclamation symbolique d'”indépendance” vis-à-vis des francophones, selon le dernier bilan établi par Amnesty International et des sources officielles. Les leaders de la contestation demandent en majorité un retour au fédéralisme et, pour une minorité, l’indépendance et la proclamation d’un nouvel État qu’ils appellent l'”Ambazonie”.

  • La réponse de Paul Biya

L’exécutif, emmené par le président Paul Biya et son Premier ministre, anglophone, Philémon Yang opposent une fin de non-recevoir aux revendications des manifestants. Yaoundé : couvre-feu instauré dans les deux régions anglophones, interdiction des réunions de plus de quatre personnes dans l’espace public, des déplacements entre les localités et accès limité à Internet.

Lors de son discours, le président Paul Biya a appelé les jeunes à être des “internautes patriotes” et à ne pas devenir “des relais naïfs pour des pourfendeurs de la République” sur les réseaux sociaux, où les séparatistes appellent régulièrement à un soulèvement.

“Le Cameroun, qui fait face à Boko Haram dans l’Extrême-Nord et aux miliciens centrafricains à l’est, doit éviter l’ouverture d’un nouveau front potentiellement déstabilisateur. Une aggravation du problème anglophone pourrait affecter les élections générales prévues en 2018. Surtout, elle pourrait déclencher des revendications sur l’ensemble du territoire et une crise politique de plus grande ampleur”, prévient le Crisis Group qui préconise “des réformes institutionnelles pour remédier aux problèmes profonds dont la question anglophone est le symptôme”. “La crise anglophone est à la fois un problème classique de minorité et reflète des problèmes plus structurels”, estime l’ONG. Dans un souci d’apaisement, le président a condamné “de façon énergique tous les actes de violence, d’où qu’ils viennent, quels qu’en soient les auteurs” et appelé au dialogue.

Face au mutisme du gouvernement, certains anglophones réclament l’indépendance pure et simple des régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Les plus modérés sont portés vers le fédéralisme, instauré le 1er octobre 1961, soit un an après l’indépendance pour respecter l’histoire du pays qui fut administré après la première guerre mondiale par les Français et les Anglais. Un mode de gouvernance abandonné après le référendum du 20 mai 1972 qui vît la création de la République unie du Cameroun et consacra cette date fête nationale sur l’étendue du territoire.

Conformément à un certain nombre d’instruments qui fondent notre République, à savoir :

* la Constitution du Cameroun,

* la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples,

* la Charte africaine pour la démocratie, les élections et la gouvernance,

* le Pacte international relatif aux droits civils et politiques,

* le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels

* la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, etc.

  • qu’une menace réelle pèse désormais sur notre vivre ensemble ;
  • qu’au fil des jours, le conflit s’enlise et, comme une maladie mal traitée, crée des résistances
  • que cette situation crée des conditions d’une adhésion massive aux thèses séparatistes et indépendantistes en appelle en particulier aux journalistes, afin que dans leur délicate mission d’information et de formation, ils n’oublient jamais la noble obligation qu’ils ont, en tant qu’éclaireurs des acteurs sociopolitiques, défenseurs de tous les droits humains, et levier du progrès social commun,
  • de se distancer de toute forme de violence verbale ou écrite (car c’est la parole qui conduit à la guerre et à la paix selon la manière de l’exprimer) ;
  • d’éviter les prises de position éditoriales pouvant générer ou exaspérer la haine, ou décourager le désir de vivre ensemble de la majorité des populations nationales ;

Rappelle enfin à tous, mais surtout à nos gouvernants, au regard, à la fois des échéances politiques qui attendent le pays dans 3 mois, et de la situation économique difficile qui se profile, que le retour de la paix, ici et maintenant, est un impératif catégorique, d’une part pour affronter de manière participative la crise socioéconomique, et de l’autre, pour permettre qu’au moins 15 millions de votants s’inscrivent sur les listes électorales, pour pouvoir dans les urnes en 2018, donner plus de légitimité à la gouvernance de notre pays.

  • Considérant que les réponses apportées à ces revendications par les pouvoirs publics -notamment l’arrestation des leaders – n’ont contribué qu’à la radicalisation des revendications ;
  • Considérant que cette situation inquiétante cause d’énormes préjudices aux populations, notamment aux écoliers, élèves et étudiants qui ne vont plus à l’école ;

• Considérant que le risque jusque-là potentiel d’une confrontation intercommunautaire est de plus en plus palpable à partir du moment où des Camerounais soi-disant natifs de ces deux régions commencent à demander aux Camerounais prétendument «

allogènes » ou simplement francophones de « rentrer chez eux » comme s’ils étaient étrangers au Cameroun ;

  • constatant pour déplorer que l’arrogance des premiers émissaires du Gouvernement a contribué à l’escalade et à la radicalisation ;
  • Constatant leurs tentatives de tourner en dérision des revendications légitimes et socioprofessionnelles des avocats et enseignants, par leur simplification et leur banalisation, prétendant que chaque région du Cameroun avait des problèmes similaires ce qui est vrai, sans préjudice du droit de chaque région d’exprimer les siens ;
  • constatant que cette fragilisation des syndicats a offert un lit douillet à des revendications politiques latentes, qui se déclinent désormais en retour au fédéralisme par les uns et sécession par d’autres ;

 

Nous recommandons donc:

Aux autorités de :

  • En vue de décrisper l’atmosphère politique délétère actuelle, la libération sans condition des personnes arrêtées ;
  • La démilitarisation des deux régions concernées ;
  • la publication des résultats de l’enquête sur les violences faites aux étudiant(tes) de l’Université de Buea ;
  • La réouverture du dialogue ;
  • l’application intégrale de la Constitution ;
  • l’organisation d’élections régionales telles que prévues par les articles 55 et suivants de la Constitution ;
  • la mise sur pied du Conseil Constitutionnel (articles 46 et suivants) et son application intégrale;
  • la mise sur pied de la Haute Cour de Justice (article 53 de la Constitution)
  • Veiller à la bonne application des lois et Conventions Internationales relatives aux Droits de l’homme
  • De crée une agence de médiation de cohésion sociale et de dialogue inter religieux
  • ouvrir une enquête sur le cas des violations grave des Droits de l’Homme (en l’encontre des victimes)
  • ouvrir une enquête sur le cas de violation grave des Droits de l’Homme (en l’encontre des forces de l’ordre)
  • restituer les droits des victimes en faisant réparer les multiples préjudices : moraux, sanitaires, financiers et juridiques.
  • Permettre aux organisations des Droits de l’Homme de mémé des investigations au NO/SO pour un respect des droits de l’homme ;
  • Mètre en applications les conventions ratifier par le Cameroun ;

Aux organisations de la société civile :

  • Exiger que justice soit faite et Dénoncer tous les cas de violations des Droits de l’Homme ;
  • Porter un message de paix et de vivre ensemble ;
  • D’assister les victimes ;

 

    Aux populations de :

  • Contribuer à la bonne marche des enquêtes, notamment par les témoignages ;
  • De dénoncer par les canaux secrets mise à disposition toutes personnes suspectes ;
  • Porter des messages de paix et de vivres ensembles ;
  • Sortie de la crise définitive ; 
  • Faire preuve de vigilance car les marchands de canons rôdent autour de notre pays ;

 

 

 

Le Président National

 

 

Aziz Moustafa Ibn Ismail (é)

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