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Cameroun : Crise anglophone : Une ONG appelle à un accord de paix préalable avant toute reconstruction

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C’est ce qui ressort d’un rapport d’étape du Réseau camerounais des organisations des droits de l’homme qu’il vient de rendre public. Le Réseau revient sur l’actualité des droits de l’homme au Cameroun au cours de ces 4 derniers mois.

Législatives et municipales de 2020. Crise anglophone. Crise du Covid-19. Tels sont les points majeurs abordés par le Réseau camerounais des organisations des droits de l’homme (RECODH) dans un rapport établi sous forme de « note de conjoncture des droits de l’homme au Cameroun ». Le rapport couvre la période allant de janvier et avril 2020.

S’agissant des législatives et municipales qui sont tenues le 9 février 2020, le RECODH indique que « le cap semble lancé pour le renforcement de la décentralisation et l’élargissement de l’espace d’expression et de participation démocratique au niveau local. Le nouveau code des collectivités locales renforce et rend visible le rôle de l’élu local, ainsi que la création d’un statut spécial pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (anglophones, ndlr). Le remplacement des délégués du gouvernement auprès des Communauté urbaines par les Maires des villes élus désormais, constitue aussi une grande avancée».

S’agissant de la crise anglophone, le Réseau se félicite du plan de reconstruction des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest élaboré par le gouvernement camerounais, conformément aux recommandations du Grand Dialogue National du 30 septembre au 4 octobre 2019. Mais le RECODH pense que « la reconstruction ne sera possible que lorsque l’on aura un processus DDR effectif, lui-même est soumis à la nécessité d’un accord de paix préalable avec les bandes armées. L’approche actuelle visant à leur éradication est contre – productive ».

Le siège du RECODH, à Yaoundé

Pour ce qui est de la lutte contre le Coronavirus, le RECODH recommande à l’Etat du Cameroun : « d’accorder une attention particulière aux propositions thérapeutiques locales telles la formule de l’Archevêque de Douala, Mgr Samuel KLEDA ; et d’autres solutions africaines d’origine béninoise comme malgache ».

Le rapport s’est également appesanti sur les pression et menaces du ministre l’Intérieur, Paul Atanga Nji, sur « les défenseurs des droits de l’homme, les travailleurs humanitaires, les journalistes, les ONGs et associations nationales », après le massacre de Ngarbuh (Nord-Ouest anglophone) perpétré par l’armée camerounaise et une milice locale le 14 février dernier.

Michel Biem Tong

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