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Cameroun : Défenseurs des droits humains en danger : Les bureaux du REDHAC incendiés par des inconnus

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Le siège du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) à Douala a été incendié ce lundi 27 janvier 2020 en début de matinée par des personnes non encore identifiées. Cet incendie n’est pas le premier du genre.

Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du REDHAC

Hurinews.com a appris d’une source au Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) que le siège du Réseau situé à Douala (capitale économique du Cameroun), a été incendié dans la nuit du 26 au 27 janvier 2020 par des inconnus : « Toutes les archives consumées. Pas moyen de récupérer même un ouvrage de la bibliothèque du Réseau des droits humains en Afrique centrale. Cet incendie survient quelques jours après la visite de l’ambassadeur des États-Unis au Cameroun au siège du Redhac. L’huissier de justice vient de faire son constat. L’enquête va être diligentée dans les prochaines minutes. Les dégâts matériels sont importants », écrit le journaliste camerounais Serge Aimé Bikoï sur son mur Facebook, alors qu’il se trouvait au siège du REDHAC pour une visite.

Une enquête a été ouverte par la police, apprend-on du confrère Aimé Bikoï. Ce n’est pas la première fois que le siège du REDHAC est ainsi attaqué. Dans la nuit du 1er au 2 novembre 2015, des personnes non-identifiées ont cambriolé les locaux du Réseau non sans emporter une vidéo de surveillance, un téléviseur écran plat, deux DVD et d’importants dossiers qui se trouvaient dans le bureau de la Directrice Exécutive, Maximilienne Ngo Mbe.

Les dégâts commis par l’incendie au siège du REDHAC

Dans une lettre conjointe adressée en décembre dernier au Conseil de sécurité des Nations Unies, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale et l’organisme international Frontline Defenders ont appelé à une prise de mesures visant à garantir la sécurité des défenseurs des droits humains, dans le cadre de la crise anglophone et la crise post-présidentielle 2018 au Cameroun. Le nom de Maximilienne Ngo Mbe en faisait partie pour avoir subi une agression par un homme armé le 28 août 2019 qui lui aurait dit : « je suis là pour te donner un avertissement ».

Michel Biem Tong

 

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