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Cameroun : Détention arbitraire : Malade, en prison depuis 2 ans sans jugement, un prélat crie à Paul Biya

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Prêtre franciscain, le père Louis Marie Joseph Foé, en détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé depuis e 12 juin 2018, sollicite l’intervention du chef de l’Etat pour qu’il comparaisse libre. Le prélat dit également souffrir d’une maladie rare.

« Depuis le 12 juin 2018, soit plus de deux ans et deux mois, notre dossier judiciaire évolue lentement. Je tiens à souligner devant Dieu et les hommes que je suis coupables de rien. Je subis une injustice notoire qui pourrait attirer la colère de Dieu sur ceux qui malgré les éléments de mon innocence me maintiennent toujours en prison », crie le père Louis Marie Joseph Foe, depuis le quartier 1 de la prison centrale de Yaoundé-Kondengui.

Accusé de faits d’escroquerie et de blanchiment d’argent, le prêtre franciscain de l’Eglise vieille catholique de la Succession et l’un des responsables de la Mission d’intégration et de développement pour l’Afrique (MIDA) explique dans sa lettre ouverte au président camerounais Paul Biya que : « notre mission fondamentale s’est limitée à annoncer la Saint Evangile pour la Gloire et la Puissance du Christ ressuscité qui règne à la droite de Dieu le père et reviendra nous juger un jour », se défend le prélat.

Le Père Louis Marie Joseph Foe

Depuis plus de 2 ans, les débats ne sont toujours pas ouverts devant le Tribunal de première instance de Yaoundé-Centre administratif, en charge de connaître de cette affaire. Le père Louis Marie Joseph Foe dit souffrir d’une psycho dermique qui est une maladie et demande à comparaître libre. Les souscripteurs de la Mida, qui se constitués témoins des responsables de cette structure parmi lesquels le Père Louis Marie Joseph Foe, estiment que ces derniers sont accusés à tort et que les véritables coupables courent toujours.

Basée à Yaoundé, la Mida était un consortium d’entreprises qui permettait à des milliers de souscripteurs de fructifier leur argent. Cette initiative autorisée par le préfet du Mfoundi et qui faisait courir y compris de hautes personnalités de la République a été victime des conflits d’intérêts au sommet de l’Etat du Cameroun. La Mida a dû fermer boutique courant 2018.

hurinews.com

 

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