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Cameroun : Droit de l’enfant : Un maire accusé de viol sur une fille de 14 ans

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D’après une association camerounaise de défense des droits de l’homme Abdouramane Labi, maire de Ngaoui, dans la région de l’Adamaoua, a violé une jeune fille de 16 ans le mois dernier au point de l’engrosser. Rencontré par le Maire de ladite association,  le magistrat municipal et membre du parti au pouvoir demande à la famille de la jeune fille d’aller se plaindre là où elle veut.

Un cas de viol sur mineure enrégistré à Ngaoui, dans le département du Mbéré, région de l’Adamaoua. D’après l’Association camerounaise de défense des droits de l’homme, des libertés et du bien-être (Acadehlib), une jeune fille au nom de Mairamou, âgée de 14 ans, a été violée probablement au mois de février dernier par Abdourane Labi,Maire de Ngaoui.

Selon le témoignage de la jeune fille recueilli par l’Acadehlib, il y a deux mois, alors qu’elle allait se faire coiffer, la jeune Mairamou a reçu un appel téléphonique de Sieur Abdourane Labi lui demandant de l’attendre. Puis, ils se sont rendus à un hôtel de la localité. Le maire a offert un jus à la jeune fille qu’elle a bu avant de s’endormir.

A son réveil, elle s’est rendue compte qu’il y a du sang sur ses vêtements. Elle dit avoir été violée. Son bourreau, d’après son récit à l’Acadehlib, lui a remis une somme de 5000 F CFA pour qu’elle aille se faire soigner.

Abdourane Labi, le maire de Ngaoui

D’après le procès-verbal de réunion de famille tenue le 25 août, Sieur Abdourane Labi a demandé à la jeune MAiramou de se faire avorter.

La famille a décidé à l’issue de la réunion de famille de porter l’affaire devant les tribunaux de Meiganga. D’après un examen échographique établi le 17 août dernier, la jeune Mairamou est porteuse d’une grossesse de 27 semaines 5 jours. Toute chose qui porte à croire que les faits se sont déroulés entre février et mars 2018.

Rencontré par les membres de l’Acadehlib entre les 18 et 19 septembre dernier, le maire de Ngaoui, par ailleurs militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (parti au pouvoir) a dit à ces derniers, leur a dit que la famille de la victime n’a qu’à aller se plaindre là où ça lui plaît. Notre tentative de joindre ce dernier a été infructueuse.

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