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Cameroun : Justice/Brice Zogo: “Mon père n’a rien volé à personne”

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Dans un mémorandum parvenu à notre rédaction, le fils d’Achille Zogo Andela, homme d’affaires détenu à la prison centrale de Yaoundé depuis plus de 7 ans pour de prétendues malversations financières, dénonce un procès kafkaïen ainsi que des manœuvres frauduleuses du Tribunal criminel spécial visant à le faire condamner sans qu’il n’ait la possibilité de se défendre et de dire sa part de vérité. Gervais Brice Zogo se dit choqué par le black-out de ce tribunal autour de la plainte déposée pour « détournements de fonds publics » contre son accusateur, à savoir Dieudonné Evou Mekou, ex-directeur général de la Caisse autonome d’amortissement aujourd’hui vice-gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale et neveu de Paul Biya. Achille Zogo Andela est reconnu comme détenu politique par le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P), ONG basée à Paris en France et qui défend la cause des détenus politiques en Afrique centrale . L’ONU a reconnu le caractère arbitraire de sa détention et demandé sa libération. Ci-dessous, l’intégralité du mémorandum :  

AU   NOM   ET   À   L’HONNEUR   DE   MON   PÈRE   .   JE   DÉNONCE   ICI   UNE   JUSTICE   DE CASTE   , UN   SIMULACRE   DE   JUSTICE   POUR   UN   ASSASSINAT   JUDICIAIRE PROGRAMMÉ.   JE   DÉNONCE   UNE   ACCUSATION   ABSURDE   ET   SANS   AUTRE FONDEMENT QUE LA PROTECTION DES PRÉDATEURS DE LA RÉPUBLIQUE.

Bonjour,

Ce petit Mémoire pro­domo sur le procès kafkaïen  de mon père , Monsieur Achille Zogo Andela s’adresse  à tous les amis de l’État de droit, ceux qui   croient que l’égalité juridique en République n’est pas une utopie mais un impératif catégorique pour la Paix, l’ordre social  et le Vivre­Ensemble dans le Progrès, la Concorde et dont la Justice pour Tous est le socle inébranlable . La semaine (2 et 3 mai 2018) a été infernale et très difficile pour mon père  et tous ses proches. 2 jours d’audiences kafkaïennes, marquées par une mascarade de justice et de nombreuses illégalités procédurales  criardes. En effet, le collège de juges,  Lagmago Martin, Siewe Anne,  Zibi Nsoe Aleine, en charge de son affaire a décidé  (sur  ordre de qui?)  de l’empêcher  de parler, de dire publiquement la vérité à la barre.  Ces juges ont décidé de bâillonner mon père   à fin de lui couper la tête avec une hache ou une tronçonneuse.

En somme, pour le juger, ces magistrats ont décidé  tout simplement d’assassiner d’abord le Code de procédure pénale, notre Bible ou Coran commun dans ce jeu de dupes, et par la suite de créer  en lieu et place du Parlement, leur propre Loi (nous ne sommes pourtant pas dans une république des juges   ou   des   doges,   mais   dans   un   État   dit­on   de   droit).   Ils   ont   décidé   d’étrangler   la   justice républicaine   pour   sacraliser   la   justice   de   caste,   celle   des   copains   et   des   coquins.   Celle   des corrompus de la République.

De quoi et pourquoi ont-­ils peur? Pourquoi refusent-­ils, tous, que mon père  parle en audience publique? Alors qu’il attend impatiemment cette occasion depuis huit (08) en détention illégale dans un cachot de Kondengui, pour enfin pouvoir dire sa part de vérité  qu’on veut absolument cacher au peuple Camerounais sur l’affaire des bateaux espagnols, sur la destruction de son   embryonnaire empire industriel , employeur de plus 3500 salariés au moment de son arrestation arbitraire, sur les iniquités de la justice camerounaise, sur sa libération immédiate et la réparation de 70 milliards de fcfa qu’il réclame suite  à  la condamnation de l’État  du Cameroun par le Comité  des Droits de l’Homme de l’ONU pour détention arbitraire, pour laver son honneur et celui des siens tant salis, pour démontrer et prouver qu’il n’a jamais volé ou détourné un (1) centime  à personne et encore moins  à l’État, lui qui n’a jamais géré des fonds publics?

L’homme d’affaire Achille Zogo Andela entouré de ses avocats

Pour mémoire, l’État du Cameroun a signé  un contrat commercial (un contrat de crédit-­bail) en 1996 avec la société  SCLM ­ SA créée par la sueur et le génie de mon père. Ainsi,    suite à de multiples tracasseries administratives telles que les arraisonnements injustifiés et intempestifs de tous les bateaux au port de Douala pendant plusieurs mois , le refus de délivrer des licences de pêche  à  ces bateaux camerounais, alors qu’au même moment le Ministre en charge de la pêche d’alors distribuait à tours de bras des licences de pêche aux bateaux étrangers notamment Chinois, grecs et nigérians, et dont les  promoteurs  n’avaient rien investi au Cameroun (aucune chambre froide, aucun atelier de maintenance, aucun bureau sur le sol camerounais, aucun recrutement de marins   ou   de   salariés   ou   de   cadres   camerounais,   aucun   paiement  de   taxes   portuaires,   aucun paiement des  impôts  et taxes  ou redevances  halieutiques, aucun poisson n’était revendu    sur  le marché  camerounais car les contrats en Time­Charter ou contrats (à  temps) de sous location des licences de pêche signés avec les autorités publiques camerounaises en charge de la pêche et des transports leur permettaient de la sorte de perpétrer impunément  de tels abus (Crimes).

Ce qui fait que dès le démarrage effectif et opérationnel de cet importantissime projet, la Sclm­sa avait déjà  perdu du fait des longues immobilisations dues  à  ces arraisonnements abusifs, marqués par le sceau de l’excès de pouvoir synonymes de non production, la Sclm ­ a perdu 95% de sa trésorerie dans des charges qui n’étaient soutenues par aucune activité de production, mais plutôt par des actes de sabotages camerouno­-camerounais orchestrés par une petite clique de fonctionnaires véreux, jaloux, cupides et incompétents qui voulaient s’accaparer par tous les moyens (surtout ceux de l’État) de la gestion desdits bateaux. Conséquemment cette situation administrative impacta négativement sur la confiance des banques,des fournisseurs , et tous les autres partenaires commerciaux de la SCLM .

Après un (01) an et six (06) mois soit 18 mois dans ces conditions d’exploitation chaotiques, endépit de toutes les stratégies managériales déployées (recherche de financement pour le fonds deroulement, recherche de nouveaux partenaires, délocalisation stratégique de quelques bateaux vers des pays ayant d’abondantes ressources halieutiques (Sénégal, Congo, Gabon, Mozambique, etc) afin d’optimiser sa productivité et sa rentabilité, sans sacrifier un (01) seul emploi camerounais. Au sujet des emplois, des dizaines de jeunes ingénieurs camerounais que mon père avait recruté (sans distinction  de  sexe, de  tribu, ou  de  religion  autre   que  le  mérite)  et avait fait compléter  leur formation académique à l’étranger et au sein du Groupe Andela, ont tous immédiatement, dés que les difficultés de la Sclm  ont commencé, ont pu retrouver d’importants postes dans les directions techniques   de   grandes   entreprises   nationales   et   internationales   telles   que   les   brasseries   du Cameroun, Camrail, Cimencam, le Port Autonome de Douala , Exxon, Sonangol, etc.

Le 22 Octobre 2002, l’État du Cameroun décide de récupérer tous les bateaux donnés en location-vente   à  la  Sclm (et non   à  ZOGO ANDELA)  pour  défaut de  paiement de  loyer  (3   échéances impayées   d’une   valeur   globale   d’environ   1,8   milliard   de   fcfa   et  non   de   30   milliards   de   fcfa, équivalant au montant total du crédit (principal et intérêts) au 31 Décembre 2015.Depuis le 22 Octobre 2002 à  ce jour, soit depuis  plus de dix-sept (17) ans, les bateaux querellés sont entre les mains des fonctionnaires camerounais, qui les gèrent  à leur guise. Combien d’argent tiré des recettes d’exploitation desdits bateaux depuis plus de17 ans ont­ils reversé dans les Caisses.

Le 22 Octobre 2002, l’État du Cameroun décide de récupérer tous les bateaux donnés en location-vente   à  la  Sclm (et non   à  ZOGO ANDELA)  pour  défaut de  paiement de  loyer  (3   échéances impayées   d’une   valeur   globale   d’environ   1,8   milliard   de   fcfa   et  non   de   30   milliards   de   fcfa, équivalant au montant total du crédit (principal et intérêts) au 31 Décembre 2015.Depuis le 22 Octobre 2002 à  ce jour, soit depuis  plus de dix-sept (17) ans, les bateaux querellés sont entre les mains des fonctionnaires camerounais, qui les gèrent  à leur guise. Combien d’argent tiré des recettes d’exploitation desdits bateaux depuis plus de17 ans ont­ils reversé dans les Caisses

du Trésor  Public Camerounais??? La réponse est sans appel. DEPUIS PLUS DE 17 ANS LES PLÉNIPOTENTIAIRES N’ONT PAS VERSÉ (01) KOPEK TROUVÉ DANS LES CAISSES DEL’ÉTAT,  MAIS  PLUTÔT  DANS  LEURS   POCHES   ET  COMPTES   PERSONNELS  COMME L’ATTESTE LA CENTAINE DE PIÈCES À CONVICTION QUE MON PÈRE A VERSÉ DANS LE DOSSIER DE PROCÉDURE et que  M. Ndjéré  et ses  juges  aux  ordres  ont pour  mission d’étouffer, de cacher par tous les moyens, même par  une accusation absurde suivie d’un procès kafkaïen, finalisé par un jugement honteux et une condamnation inique.

Voilà une partie de la vérité qu’on veut dissimuler au Peuple Camerounais.Aussi, pourquoi refuse­ t­on d’instruire les plaintes avec constitution de partie civile que mon père a déposé entre les mains de Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême du Cameroun depuis le  23 janvier 2017 enregistrée sous le numéro 97, contre le juge d’instruction   Toulepi David, sa greffière,  dame Guemgwo  Anne  et autres, pour  faux  et usage  de faux  en   écritures  publiques authentiques, faux témoignage?

Le geôlier de Zogo Andela, Dieudonné Evou Mekou, neveu de Paul Biya nommé vice-gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale après avoir été directeur général de la Caisse autonome d’amortissement. L’homme d’affaires veut le mettre à nu, le TCS refuse.

Pour  mémoire mon père accuse publiquement ce représentant de la justice, magistrat de 4ème grade et ses collaborateurs d’avoir fabriqué inintelligemment des procès-verbaux d’interrogatoire et d’avoir grossièrement imité sa signature. À ce jour aucune mesure d’instruction   n’a été prise contre cet acte de grand  banditisme, aucun  démenti n’a  été  apporté  contre ces  graves  accusations  qui versent   l’opprobre   sur   le   blason   de   la   justice   camerounaise.   Pourquoi   aucune   plainte   pour diffamation ou pour calomnie n’a  été  initiée contre mon père? Le peuvent ­ils seulement, tant ces infractions criminelles sont avérées et irréfragables, tant un procès public sur ces graves accusations viendrait mettre à découvert la face hideuse d’une justice sans repères moraux ou éthiques.

Bien qu’informé, la collégialité: Lagmago Martin,  Siéwé  Yvette, Zibi Nsoé  Aleine, missionnéspour condamner mon père au lieu de le juger, n’hésite pas à faire ´´ sciemment´´ usage de ces faux documents dans la procédure contre l’accusé, mon père, en violation criarde de l’article 263(2) ducode de procédure pénale qui fait obligation à ces juges d’annuler ces actes de procédure irréguliers et, de déterminer l’étendue de leur effet juridique et par leur usage volontaire sont en infraction au regard des dispositions du code penal (dura lex sed). C’est  ce faux qui sert de cache­sexe donc de mauvais   substrat   à   l’absence   patente   d’information   judiciaire   obligatoire   dans   cette   procédure criminelle, en vertu de l’article 142 (2) du code de procédure pénale  donc, préalable à tout jugement au fond dans un procès criminel comme c’est cas ici.

Pourquoi le Président du  tribunal criminel spécial (tcs)   Monsieur Ndjere Emmanuel  s’est­  il <<assis>> sur la plainte avec constitution de partie civile déposée entre ses mains le   16 octobre2017 par mon père et enregistrée dans son cabinet sous le numéro 468 contre Nseke Guillaume, Evou Mekou Dieudonné      (neveu du président Paul Biya aujourd’hui vice­président de la Béac), Banamba Boniface, Nzeutchou Jean Claude et consorts. Il faut rappeler que cette plainte avec constitution de partie civile porte sur la distraction au moins de: 3.379.136.328 francs CFA et la rétention  frauduleuse de plusieurs  bateaux  (ex: les  navires  ISÀGELE, IDABATO,etc)  qui sont toujours entre les mains de cette petite clique de fonctionnaires qui par abus de fonctions exploitent illégalement depuis   fin 2002 ces bateaux sans reverser  un (1) seul centime dans les Caisse du Trésor Public.

Pour étayer son accusation, mon père a versé  au soutien de sa plainte déposée entre les mains de Monsieur   Ndjéré   plus   d’une   centaine   de   pièces   à   conviction,   incontestables,   notamment:   des contrats  de location de bateaux  à  des   tiers  au Congo   en Angola…signés  par  Messieurs  Evou Mekou Dieudonné, ex directeur général de la Caisse Autonome d’Amortissement (cyniquement auteur de la plainte pour détournement de deniers publics contre mon père ) et  Nseke Guillaume exchargé  d’affaire du  Cameroun  au  Congo, qui gèrent en  complicité  avec entre autres  Messieurs Banamba  Boniface  et  Nzeutchou  Jean  Claude  (curieusement témoins  de  l’accusation  depuis l’instance de l’instruction préparatoire jusqu’à l’instance de jugement et avec lesquels mon père  n’a jamais été confronté en violation de l’article 180 (2) qui au stade de l’information judiciaire, fait dela confrontation entre les témoins à charge et l’inculpé une obligation d’ordre public ).

Ces forbans de la République ont signé  plusieurs contrats d’affrètement depuis 2003, 2004, 2005, 2006, etc… dont le loyer mensuel oscille selon les contrats entre 7.000000fcfa et 10.000.000 fcfa ,  à cela s’ajoute des copies de chèques, de western Union relatifs  à  l’affrètement des bateaux, mais illégalement émis à leurs propres noms, etc.  Toutes  ces pièces  à  conviction ont  été  parallèlement versées au dossier de procédure, de toute le juge d’instruction a préféré installé une industrie de production de faux documents qu’il a mis  à la disposition de M. L’avocat général Wesiheba David et des juges de la collégialité Lagmago ,   Siewé et Zibi Nsoé.

Ces forbans de la République ont signé  plusieurs contrats d’affrètement depuis 2003, 2004, 2005, 2006, etc… dont le loyer mensuel oscille selon les contrats entre 7.000000fcfa et 10.000.000 fcfa ,  à cela s’ajoute des copies de chèques, de western Union relatifs  à  l’affrètement des bateaux, mais illégalement émis à leurs propres noms, etc.  Toutes  ces pièces  à  conviction ont  été  parallèlement versées au dossier de procédure, de toute le juge d’instruction a préféré installé une industrie de production de faux documents qu’il a mis  à la disposition de M. L’avocat général Wesiheba David et des juges de la collégialité Lagmago ,   Siewé et Zibi Nsoé.

Au moment même (6 Mai 2018)  où je crie sur tous toits du monde entier pour que mon p èreait droit à un procès juste et équitable et qu’une saine justice lui soit rendue , ces bateaux sont toujours entre les mains de ces prédateurs de la République, qui les exploitent en catimini, sans  payer  d’impôts  au  Cameroun, sans  employer  un  seul camerounais, sans  reverser  le moindre centime des  recettes  d’exploitation au Trésor Public Camerounais , mais  tout  en continuant  à  accuser mon père d’être en train gérer depuis son bagne, ces bateaux qui sont illégalement entre leurs mains depuis plus d’une dizaine d’années, sans rien reverser à l’État.

Voilà  une partie des vérités que les juges ­  chargés de mission et le président du TCS  qui    ont l’infâme rôle d’empêcher que soit étalé sur la place publique ces actes de prévarication de la fortune publique. Autrement comment pourra­t­ on connaître la part du vrai et du bluff dans cette histoire tant   qu’Evou   Mekou,  Nseke,  Banamba,  Nzeutchou  et  consorts   n’auront  pas   dit  dans   quels  comptes   ou   caisses   publics   ils   ont   reversé   d’exploitation   des   bateaux   détournés   qu’ils   gèrent frauduleusement depuis 2002 à ce jour?

Le Tribunal criminel spécial, sanctuaire de la mascarade judiciaire contre Achille Zogo Andela

­ Qu’ont ils fait des bateaux navigables récupérés entre les mains de la SCLM en 2002?

– Que  sont devenus  les  huit (08)  bateaux  quasiment neufs  que  ces  commis  de  l’État ont arraisonné et parqué au port de Douala?

– Où  est­ce que Monsieur Evou Mekou a­t­il caché  les  bateaux ISÀNGELE qu’il reconnaît

lui­même détenir dans un document de 2009 versé dans le dossier de procédure. Le rapport de la police judiciaire ne conclut­il pas avec beaucoup de révérence sur l’urgente nécessité de demander à tous les fonctionnaires qui ont géré ces bateaux de venir rendre compte?

– pourquoi le ministère public comme le juge d’instruction ou le collège de juges qui doivent juger   mon   père   ont   systématiquement   rejeté   une   telle   hypothèse   qui   ne   vise   que   la manifestation de la vérité ?

– Pourquoi  ces   fonctionnaires   ne   sont­ils   pas   à   la   barre   pour   défendre   leur   gestion   des bateaux?

– Pourquoi la collégialité des juges cités supra, a­t­elle refusé catégoriquement, en violation de l’article 385 du code de procédure pénale la constitution de partie civile de la Sclm et de mon père à l’audience?

– Qui veut­on protéger? Évidemment c’est monsieur Evou Mekou et compagnie.

–  Qui doit­on sacrifier comme un bouc expiatoire? Évidemment c’est mon père.

– Pourquoi a­t­on choisi dans ce cas d’instrumentaliser  ou de se servir  de la justice de la République pour  bâillonner  mon père au lieu d’exiger  qu’elle recherche la vérité  et rien d’autre?

Mon père a pourtant dit à ses juges qu’il a hâte de se faire juger afin de dire la vérité, afin de clameret de  démontrer preuves à l’appui son innocence, afin de dire qui détient illégalement depuis plus de 17 ans les bateaux et leurs recettes d’exploitation que le Ministère Public dans ses réquisitions intermédiaires et définitives des 2 et 3 mai 2018 empreintes d’une vacuité sidérale, prétend que mon géniteur a détournées, sans jamais l’avoir entendu, sans en avoir apporté la moindre preuve. Cette mascarade avait bien évidemment l’onction du tribunal qui au cours de ces 2 jours d’audience n’a pas   permis   aux   avocats   de   la   défense   de   déposer   leur   conclusions   après   les   réquisitions intermédiaires du ministère  public .

La   collégialité  des   juges   a  reçu  en  cours  d’audience   une   copie   déjà   dactylographiée   desdites réquisitions, tout  en continuant  à  refuser la parole aux avocats de la défense, sans se soucier de leurs protestations et du choix légitime de mon père de déposer comme témoin sous serment, en continuant le procès pendant le sommeil ou hors la présence obligatoire en vertu de l’article 128 (1) du code de procédure pénale, du représentant du ministère public parti en vadrouille.

Face  à  une telle mascarade de justice, les avocats de Monsieur Zogo Andela afin de ne pas cautionner   l’assassinat   judiciaire   de   leur   client,   ont   quitter   en   guise   de   protestation   et d’indignation la salle d’audience, ce qui n’a pas empêché ces juges de continuer avec hardeur leur tragi­comédie alors que l’accusé se retrouvait seul dans un procès criminel , sans avocat, même commis d’office.

C’est le lieu de souligner ici que le  13 mars 2018, sur l’insistante demande, truffée d’allégations fallacieuses   le   procès   s’est  déroulé   en   l’absence   de   mon   père   gravement   malade,   malgré   des justificatifs pertinents et valables transmis par la   voie réglementaire et légale (Soit Transmis de Monsieur le Régisseur, certificat médical du médecin ­ cardiologue, responsable du centre de santé de la prison centrale de Yaoundé le tout daté  du 13 mars 2018), en violation de l’article 340 du code de procédure qui fait obligation au tribunal de renvoyer l’affaire lorsque le prévenu absent présente une excuse valable, c’est le cas pour les malades. Cela n’a pas empêché  le tribunal d’entendre ce

jour­là 2 témoins de l’accusation Nzeutchou et Ndzana, en l’absence de mon père malade et alité au Centre médical de la prison Centrale de Yaoundé.

 

C’est le comble de la farce judiciaire qui va conduire le 3 Mai 2018, Monsieur Lagmago, président de   la   collégialité   par   une   pirouette   juridique   teintée   d’une   indigne   mauvaise   fois   décidait  en violation de l’article 366 du cpp de choisir d’autorité, en lieu et place de mon père son mode de défense, c’est  à  dire une déposition par déclaration, au lieu d’une déposition sous serment comme mon  père  souhaitait le  faire. Cette  formule  de  déposition  par  déclaration  ne  vous  permet pas d’interroger qui que ce soit et vice­versa, de la sorte cette combine de ce tribunal permettait d’éviter grossièrement et honteusement grâce  à  la justice de la République   toute confrontation entre les forbans de la république   Evou Mekou, Nseke, Banamba, Nzeutchou et mon père en audience publique. Cette délégitimisation de mon père par rapport au choix sur son mode de défense porte une atteinte extrêmement grave sur les droits de la défense et les droits constitutionnels de mon père.

C’est le comble de la farce judiciaire qui va conduire le 3 Mai 2018, Monsieur Lagmago, président de   la   collégialité   par   une   pirouette   juridique   teintée   d’une   indigne   mauvaise   fois   décidait  en violation de l’article 366 du cpp de choisir d’autorité, en lieu et place de mon père son mode de défense, c’est  à  dire une déposition par déclaration, au lieu d’une déposition sous serment comme mon  père  souhaitait le  faire. Cette  formule  de  déposition  par  déclaration  ne  vous  permet pas d’interroger qui que ce soit et vice­versa, de la sorte cette combine de ce tribunal permettait d’éviter grossièrement et honteusement grâce  à  la justice de la République   toute confrontation entre les forbans de la république   Evou Mekou, Nseke, Banamba, Nzeutchou et mon père en audience publique. Cette délégitimisation de mon père par rapport au choix sur son mode de défense porte une atteinte extrêmement grave sur les droits de la défense et les droits constitutionnels de mon père.

Point n’est besoin d’être ni un grand psychologue ni un  éminent psychanalyse pour comprendre qu’au-delà du manque d´objectivité et d’indépendance dont seul le président du Tcs feint d’ignorer, il existe des éléments factuels sur l’hostilité entre mon père et ces juges chargés de le juger. En effet crime de lèse­majeśté, mon père a déjà   déposé entre les mains de M. Ndjere, Président du TCS  (  d’Octobre  2017   à  Mars  2018  )    trois  (03)  requêtes  aux  fins  de  récusation  contre  ces  magistrats partisans qui ont été  toutes sanctionnée par des ordonnances de rejet de leur supérieur hiérarchique.

En outre comble de malheur et d’audace,, compte tenu des nombreuses infractions à la loi pénale et de la violation récurrente des règles disciplinaires qui fondent le statut des magistrats par ces juges en mission commandée. En bonjour loyaliste, mon père  à  instruit ses avocats de tirer toutes les conséquences de droit qui découlent de ces abus de droit.

C’est ainsi que le  09 Mars 2018  sous le numéro 221 a  été  déposée au cabinet de Monsieur  le Premier Président de la Cour Suprême, en vertu des articles 157, 629 et 630 du code de procédure pénale :

– Une   plainte   pénale   avec   constitution   de   partie   civile   contre   (X)   et   contre   personne dénommées,   à   savoir   :  Monsieur   Lagmago   Martin,   Dames   Tchouatcha   Watcha   Yvette épouse  Siewé  et Ndjine  Aleine   épouse  Zibi  Nsoe   pour  complicité  de  faux   en   écriture publique, abstention fautive, empiétement, coalition contre la loi et déni de justice.

– Une Plainte déontologique déposée le 09 Mars 2018 au cabinet du Ministre de la Justice, Vice-Président du Conseil Supérieur de la Magistrature.

La justice républicaine est un sanctuaire de paix, à contrario, la justice sélective ou de caste draine tous les affres de l’injustice donc du trouble  à la paix. Notre pays ne pourra  être une grande nation en développement si et seulement si, la justice joue pleinement son rôle cardinal de garant du pacte social et citoyen.

La justice républicaine est un sanctuaire de paix, à contrario, la justice sélective ou de caste draine tous les affres de l’injustice donc du trouble  à la paix. Notre pays ne pourra  être une grande nation en développement si et seulement si, la justice joue pleinement son rôle cardinal de garant du pacte social et citoyen. Celui­ ci passe par l’égalité de tous les citoyens en droits et en devoirs, et garantit à l’accès à la justice. Pour le moment, je doute que nous soyons ici dans une telle perspective.

Le compte n’est pas bon. Pour ma part, je vais par le droit et les lois continuer  à me battre (même naïvement) pour que l’on sache que les ennemis de la règle de droit ne peut pas être de bons juges, et ne peuvent pas légitiment ­ sans usurper­  prétendre rendre justice au nom du peuple camerounais comme le proclame l’article 37(1) de la constitution camerounaise du 18 janvier 1996. Ces mauvais sont un danger permanent  pour notre bien commun qu’est la paix, la justice et le vivre­ ensemble.

Nous les jeunes nous rêvons  d’un monde meilleur où vivre dans pays ne s’apparenterait plus ni à un cauchemar ni à un calvaire. Ce procès inique continue le 15 mai 2018. Affaire à suivre.

Gervais Brice.FD ZOGO

Le fils de son père

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