Accueil»Dernières Infos»Cameroun : Justice : La France au secours du prisonnier politique Amadou Vamoulké

Cameroun : Justice : La France au secours du prisonnier politique Amadou Vamoulké

0
Partages
Pinterest Google+

Les autorités françaises préconisent l’indépendance de la justice et un procès équitable pour l’ancien patron de la Cameroon radio and television (Crtv), la radio et télévision publiques, détenu depuis bientôt 4 ans à Yaoundé.

La France demande qu’un ex-patron de l’audiovisuel public camerounais, Amadou Vamoulké, accusé de détournement de fonds publics et détenu depuis près de quatre ans, puisse bénéficier d’un “procès équitable”.

“Nous avons à plusieurs reprises fait prévaloir qu’il fallait que l’indépendance de la justice soit respectée mais que le droit soit (aussi) respecté, que M. Vamoulké a le droit un procès équitable”, a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

“Dans chacun de nos échanges avec les autorités camerounaises, nous rappelons ces principes”, a-t-il assuré. “Nous sommes vigilants pour que M. Vamoulké puisse avoir un procès équitable et très attentifs à la manière dont tout cela va se dérouler”, a-t-il ajouté.

La présidente de la commission des Affaires étrangères, Marielle de Sarnez, a souligné l’inquiétude des parlementaires français concernant “la situation d’un certain nombre de prisonniers au Cameroun, notamment celle d’Amadou Vamoulké”, âgé de 70 ans.

Selon l’ONG Reporters sans frontières (RSF), qui dénonce le “calvaire” de ce journaliste et réclame sa libération, il est poursuivi pour des crimes économiques jamais établis par l’accusation.

Amadou Vamoulké

Amadou Vamoulké avait été nommé à la tête de la Cameroon radio-television (CRTV) en 2005 avant d’être arrêté en juillet 2016 alors qu’il occupait encore ce poste.

Jean-Yves Le Drian s’est aussi dit “choqué du décès en détention” d’un autre journaliste camerounais, Samuel Wazizi, et a assuré avoir demandé une “enquête indépendante” aux autorités camerounaises.

L’armée l’accuse d’avoir agi comme “logisticien de divers groupes terroristes” dans l’ouest anglophone, déchiré par un conflit séparatiste.

Six ONG camerounaises et quatre ONG internationales, dont Human Rights Watch et Amnesty International, demandent également une enquête “indépendante, efficace, approfondie et impartiale” sur ce décès.

Source : Agence France Presse

 

 

Commentaires

commentaires

Article précédent

Cameroun : Détention arbitraire : Le REDHAC au secours du journaliste Ernest Obama

Article suivant

Cameroun : Enquête : Voici pourquoi le journaliste Ndjocka Kingsley a été enlevé