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Cameroun : Léandre Djino : « Le peuple doit se tenir prêt »

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A quelques jours de la proclamation des résultats de la présidentielle du 7 octobre dernier, votre journal en ligne a accordé un bref entretien avec DJINO Léandre, le Président du Conseil Révolutionnaire pour la Libération du Kamerun (CRLK) et  ancien membre de Cap Liberté,  plate-forme d’organisation de défense des droits de l’homme à l’avant-garde des revendications démocratiques au début des années 1990. Dans cette interview, il invite les Camerounais à défendre leur victoire.

Nous sommes à moins d’une semaine de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle, et beaucoup de Camerounais attendent vos consignes, avez-vous un message particulier à adresser au peuple durant cette période capitale pour l’avenir du Cameroun ?

Pour le moment le seul message que nous adressons  au peuple est de se mobiliser et se tenir prêt.

Pourquoi demandez-vous au peuple de se mobiliser et se tenir prêt ?

C’est un secret de polichinelle que de savoir que le CRLK dit et ne cesse de dire que s’il advenait que la volonté du peuple exprimée dans les urnes soit encore et encore volée, et que malgré toutes les preuves de fraudes dénoncées et prouvées Paul Biya est proclamé vainqueur, alors nous appellerions à manifester sur toute l’étendue du territoire jusqu’au départ de l’usurpateur. Et nous demanderons aux manifestants d’user toutes sortes de stratagèmes, et de ne ménager aucun moyen pour chasser le tyran usurpateur Biya du pouvoir.

Aujourd’hui, Paul Biya en plus d’être un tyran est un usurpateur, le chasser du pouvoir est un impératif pour le Kamerun et toute la sous-région, d’abord pour mettre un terme à la guerre qui sévit depuis deux ans dans la partie anglophone du pays et qui extermine nos frères et sœurs, et aussi pour éviter que le pays ne plonge dans la guerre civile et le chaos total.

Et dès lors c’est le régime tyrannique en place qui en tirera toutes les conséquences. Il ne faudra pas que 1992 soit répété ! Aujourd’hui, Paul Biya en plus d’être un tyran est un usurpateur, le chasser du pouvoir est un impératif pour le Kamerun et toute la sous-région, d’abord pour mettre un terme à la guerre qui sévit depuis deux ans dans la partie anglophone du pays et qui extermine nos frères et sœurs, et aussi pour éviter que le pays ne plonge dans la guerre civile et le chaos total. Par ailleurs une guerre généralisée au Kamerun pourrait facilement s’exporter dans toute l’Afrique centrale, parce que la situation géographique du Kamerun s’y prête. C’est d’ailleurs l’occasion d’attirer l’attention de la communauté nationale et internationale, les pays frères africains, sur les risques d’une guerre généralisée au Kamerun.

Est-ce qu’en s’exprimant ainsi vous-même ne chercher pas à mettre une certaine pression sur la cour constitutionnelle qui va proclamer les résultats.

C’est juste un avertissement lancé en direction de tous ceux qui ont eu la charge de gérer tout le processus électoral notamment de l’élection présidentielle de 2018 au Kamerun, puisque ce matin nous avons lu dans un journal en ligne un extrait d’une courte interview du Président d’Elécam qui affirmait que les recours introduits par les candidats n’avaient aucune chance de prospérer ; pour nous comme pour le peuple c’est une posture inadmissible et partisane surtout venant d’un individu qui de par sa position à Elécam doit être complètement neutre. C’est du mépris et de l’arrogance tout court. D’ailleurs tout l’establishment au Kamerun se comporte de la même façon.

Président je sais que vous êtes très occupé et je ne vais pas prendre beaucoup de votre temps. Votre mot de fin.

Vaillant peuple combattant du Kamerun, lève-toi et bats toi pour qu’ensemble nous chassions du pouvoir Paul Biya l’usurpateur et le tyran. Le monde entier nous regarde… Montrons alors de quoi nous sommes capables pour laver notre honneur !

Propos recueillis par Michel Biem Tong

 

 

 

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