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Cameroun : Liberté de presse : Le journaliste Paul Chouta victime d’une tentative d’empoisonnement en prison

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Emprisonné depuis juin dernier, Paul Chouta est souffrant dans son lieu de détention. Des sources internes en prison parlent d’un empoisonnement qui a manqué son effet. Son dossier judiciaire a disparu des rôles d’audience au Tribunal de première instance (TPI).

Paul Chouta a été secoué ces derniers jours par de violents maux de ventre qu’il a ressenti après avoir pris son repas. Mais le journaliste et lanceur d’alertes va nettement mieux selon sa fiancée, Stella Tchoss joint par hurinews.com. Contacté, un co-détenu de Paul Chouta à la prison principale de Yaoundé rapporte à l’issue d’un échange avec le journaliste qu’un prisonnier a introduit du poison dans sa nourriture et que le produit toxique lui aurait été remis à l’extérieur par un inconnu ainsi que 50 000 FCFA pour le job.

Pour l’instant, il est difficile de confirmer cette information mais plusieurs sources concordantes à l’intérieur de la prison principale de Yaoundé parlent d’une tentative d’empoisonnement de l’administrateur de la page Facebook Le TGV de L’info et journaliste de Cameroonweb. Côté judiciaire, son dossier n’a plus jamais été enrôlé depuis octobre dernier où lors de la dernière audience au Tribunal de première instance (TPI) de Yaoundé-centre administratif, les juges ont signifié à Paul Chouta que son dossier est à la Cour d’appel du Centre alors que ses avocats n’ont jamais interjeté quelqu’appel que ce soit. Depuis lors, plus rien.

En détention provisoire depuis le 11 juin dernier, Paul Chouta est accusé par la célèbre écrivaine franco-camerounaise Calixte Beyala de diffamation. Cette dernière ne s’est jamais pointée à la barre pour défendre sa plainte. D’autres sources font état de ce qu’en réalité, c’est le directeur du Cabinet civil de la présidence, Samuel Mvondo Ayolo, qui tire les ficelles des déboires judiciaires du jeune homme d’affaires. Des organismes internationaux telles que Reporters Sans Frontières (RSF), Commitee to Protect Journalist (CPJ), Pen International ont appelé à sa libération immédiate.

Michel Biem Tong

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