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Cameroun : Marche du 22 septembre : Un cabinet d’avocat international menace Paul Biya de sanctions en cas de répression

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Le Cabinet d’avocats américain Amsterdam and Partners a été retenu par l’opposant Maurice Kamto pour défendre en justice les manifestants qui seraient arrêtés et détenus dans le cadre des marches pacifiques anti-Biya prévues ce 22 septembre à travers le pays.

Robert Amsterdam

Les manifestants qui répondront à l’appel de Maurice Kamto ce 22 septembre 2020 ont de quoi tenir. Le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), principal parti d’opposition au Cameroun, vient de réquisitionner les services du cabinet d’avocat international Amsterdam and Partners. Basé aux Etats-Unis et représenté dans une douzaine de pays en Amerique Latine, en Asie et en Afrique, Amsterdam and Partners offrira son assistance aux protestataires qui pourraient être arrêtés, torturé où détenus au cours de la marche pacifique de ce 22 septembre.

Le cabinet d’avocat international a une grande expérience dans l’assistance judiciaire aux militants de l’opposition victime de répression dans leurs pays respectifs. Amsterdam and Partners a par exemple défendu le mouvement pro-démocratique appelé Red Shirt en Thaïlande ainsi que le parlementaire tanzanien de l’opposition Tundu Lissu. Dans une lettre datée de ce 21 septembre 2020, le promoteur du cabinet d’avocat international, Robert Amsterdam, a menacé Paul Biya et ses sécurocrates du Matgninsky Act en cas de répression brutale de ces manifestations pacifiques. Le Matgninsky Act est une loi américaine votée en 2012 et qui prévoit des sanctions (gels des avoirs immobiliers et fiannciers, interdiction de séjour sur le sol américain, etc.) contre les membres des gouvernements impliqués dans des violations des droits humains.

Les manifestations auxquelles Maurice Kamto a appelé début septembre vise à demander le départ de Paul Biya qui, selon le leader du MRC, s’obstine à organiser des élections régionales alors que le conflit en zone anglophone est en cours et que le Code électoral n’a toujours pas été toiletté de manière à le rendre consensuel.

hurinews.com

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