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Cameroun : Massacres d’élèves à Kumba : Human Right Watch met le régime Biya face à ses responsabilités

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Dans un rapport qu’elle vient de rendre public, l’ONG internationale invite le gouvernement camerounais à ouvrir une enquête internationale sur le massacre le 24 octobre dernier de 7 élèves d’une école basée dans la localité de Kumba (sud-ouest anglophone du Cameroun). Pour Human Right Watch, l’école a été attaquée par des « hommes armés » et les deux parties au conflit anglophone s’en rejettent la responsabilité.

Plus d’une semaine après le massacre survenu à l’Académie Internationale Bilingue Mère Francisca de Kumba (sud-ouest anglophone du Cameroun), Human Right Watch monte au créneau et exige des comptes au gouvernement camerounais : « face à de telles pertes en vies humaines, il est essentiel que le gouvernement g

Image de l’attaque à Kumba

arantisse une enquête efficace, non seulement pour que les victimes puissent obtenir justice, mais aussi pour décourager de futures attaques et renforcer la protection du droit à la vie et à l’éducationLe Cameroun devrait faire appel à l’Union africaine et aux Nations Unies, si nécessaire, pour obtenir un soutien technique et une expertise afin de garantir l’efficacité de l’enquête. Les autorités devraient également s’abstenir de toute accusation infondée et de toute spéculation concernant les complicités locales ou communautaires concernant l’attentat », peut-on lire dans le rapport que vient de mettre en ligne l’ONG internationale.

D’après Human Right Watch, le gouvernement camerounais tout comme les indépendantistes anglophones se rejettent la responsabilité de l’attaque le 24 juillet dernier de cet établissement scolaire, laquelle a fait 7 morts et 13 blessés parmi les élèves. Voilà pourquoi l’organisation de défense des droits de l’homme parle « hommes armés » pour désigner les responsables présumés de cet acte criminel. Human Right Watch dit avoir mené « des entretiens téléphoniques avec 5 parents de victimes, 2 membres du personnel médical qui ont soigné les blessés, 4 journalistes locaux qui ont couvert le massacre, 2 enseignants qui travaillent à Kumba, où l’attaque a eu lieu, et 10 habitants de cette ville qui se sont rendus d’urgence à l’école pour aider à évacuer les blessés ».

C’est proprement exiger d’un chef de gang qu’il enquête sur ses complices que de demander au gouvernement camerounais d’investiguer sur le massacre de Kumba. Hurinews.com est à même de souligner avec autorité et sur la base de sources certes officieuses mais crédibles au sein des services de sécurité camerounais qu’au moins deux soldats camerounais sont impliqués dans cette attaque. Quoi qu’il en soit, ce rapport de Human Right Watch offre l’occasion au gouvernement camerounais d’établir la responsabilité des indépendantistes anglophones armés dans ce drame Kumba.

Michel Biem Tong

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