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Cameroun : Pour le REDHAC : Samuel Wazizi, victime d’exécution extrajudiciaire

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Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale regrette que le ministère de la Défense se soit substitué à la justice en qualifiant le journaliste de « terroriste ». L’organisation de défense des droits humains se félicite de l’annonce par le chef de l’Etat, Paul Biya, d’une enquête sur cette affaire.

La disparition du journaliste Samuel Wazizi continue de susciter des réactions à travers le monde. Dans une déclaration du 10 juin 2020 parvenue à la rédaction de hurinews.com, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) a joint sa voix à ce concert de condamnations de ce énième crime crapuleux en zone anglophone du Cameroun.

En guise de réaction au communiqué du ministère camerounais de la Défense rendu public le 5 juin dernier, le REDHAC souligne pour le regretter que ledit ministère se soit substitué à la justice en qualifiant Samuel Wazizi de terroriste alors qu’il n’a jamais été présenté devant un juge. Le Réseau s’est également dit choqué que les autorités camerounaises aient couvert la mort de Wazizi pendant 10 mois.

Le REDHAC se demande de quelle famille parle le MINDEF lorsqu’il indique dans son communiqué que Samuel Wazizi, pendant son hospitalisation à l’hôpital militaire de Yaoundé, était en contact avec sa famille alors que cette dernière est sous le choc depuis l’annonce de sa mort. Le Réseau se demande également pourquoi le ministère de la Défense n’a pas informé les autorités judiciaires du décès de Samuel Wazizi afin que ces dernières arrêtent les procédures contre lui. Le Réseau en conclue que le journaliste a été victime d’« exécutions extrajudiciaires ».

Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du REDHAC

Que les commanditaires soient punis

Dans sa déclaration, le REDHAC se félicite de l’annonce par le chef de l’Etat, Paul Biya, d’une enquête sur la mort de Samuel Wazizi, à en croire l’ambassadeur de France au Cameroun, Christophe Guilhou, au sortir d’un tête-à-tête avec le président camerounais. Pour l’organisation sous-régionale de défense des droits humains, cette enquête doit intégrer la disparation de Franklin Mowha, président national de Frontline Fighters for Citizen Interests, introuvable depuis le 6 août 2018.

Aux N ations Unies et partenaires internationaux du Cameroun, le Réseau des Défenseurs des droits humains en Afrique centrale a recommandé de veiller à ce que la commission d’enquête sur l’assassinat de Samuel Wazizi soit indépendante, impartiale et qu’elle inclue les organisations de la société civile crédibles. Autre recommandation à l’endroit de la communauté internationale, que les commanditaires soient tenus pour responsables et soient punis à la place des exécutants.

Michel Biem Tong

 

 

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