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Cameroun : Sécurité : Un défenseur des droits humains en danger de mort

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Militant engagé contre les expulsions et les accaparements forcés des terres des populations vivant à Yaoundé et Douala, Jules Dumas Nguebou est, d’après l’organisation internationale Frontline Defenders, l’objet de menaces de mort depuis près de 2 semaines. La gendarmerie saisie par le défenseur des droits humains est sur les traces de l’auteur desdites menaces.  

Jules Dumas Nguebou est un défenseur des droits humains et le directeur de Actions Solidaires de Soutien aux Organisations et d’Appui aux Libertés (ASSOAL), une organisation qui lutte contre les expulsions et l’accaparement des terres. ASSOAL œuvre pour une meilleure gouvernance municipale et un meilleur accès aux services sociaux de base tout en encourageant les citoyens des quartiers défavorisés à promouvoir leurs droits et à participer aux politiques publiques pour améliorer leurs conditions de vie.

Le 26 août 2020, le défenseur des droits humains Jules Dumas Nguebou a reçu un appel téléphonique d’un inconnu l’informant qu’il avait reçu l’ordre de le tuer. Jules Dumas Nguebou est un défenseur des droits humains et le directeur de Actions Solidaires de Soutien aux Organisations et d’Appui aux Libertés (ASSOAL), une organisation qui lutte contre les expulsions et l’accaparement des terres. ASSOAL œuvre pour une meilleure gouvernance municipale et un meilleur accès aux services sociaux de base tout en encourageant les citoyens des quartiers défavorisés à promouvoir leurs droits et à participer aux politiques publiques pour améliorer leurs conditions de vie.

Le 26 août 2020, vers 9h15, le secrétaire d’ASSOAL a reçu un appel téléphonique d’un homme qui se serait identifié comme commissaire de police et aurait un message à donner à Jules Dumas Nguebou. Le défenseur n’étant pas présent, la personne a laissé son numéro. Lorsque Jules Dumas Nguebou l’a rappelé, l’interlocuteur a annoncé qu’il avait reçu de l’argent d’une femme pour le tuer et a proposé de rencontrer le défenseur. Après l’appel, le défenseur des droits humains a porté plainte à la gendarmerie de Yaoundé et une enquête a été ouverte. Les gendarmes ont essayé de rappeler le numéro mais l’individu n’a pas répondu.

Jules Nguebou

Le défenseur des droits humains pense qu’il est visé pour son travail contre les expulsions et l’accaparement des terres de plusieurs communautés dans différents quartiers de Yaoundé et de Douala. Depuis le début de l’année 2020, l’organisation ASSOAL soutient la documentation des cas de victimes d’expulsion et d’accaparement de terres pour leurs procédures administratives et judiciaires. En avril 2020, ASSOAL a publié un rapport sur la gestion de la crise du covid-19, mettant en évidence les limites de certaines mesures gouvernementales et les violations des droits humains.

Cet incident n’est pas isolé car Jules Dumas Nguebou a été visé à plusieurs reprises en représailles de son travail en faveur des droits humains. En septembre 2017, suite à plusieurs activités d’ASSOAL contre les expulsions et l’accaparement des terres, le défenseur des droits humains a reçu des appels téléphoniques le menaçant s’il ne quittait pas la ville de Yaoundé. Le 4 octobre 2017, des inconnus sont entrés par effraction chez lui alors que sa famille dormait, ont tué son chien et ont volé du matériel électronique, dont son ordinateur de travail.

Le 30 mars 2018, cinq individus armés ont pénétré par effraction dans le domicile de Jules Dumas Nguebou et ont demandé où il se trouvait, blessant à la machette un agent de sécurité qui leur a répondu que le défenseur n’était pas chez lui. La famille du défenseur s’est cachée dans la maison et les assaillants ont pris la fuite à l’arrivée de voisins. Jules Dumas Nguebou a déposé une plainte concernant le cambriolage et l’intrusion, mais n’a reçu aucune information sur l’enquête à ce jour.

frontlinedefenders.org

 

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