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Cameroun : Sécurité : Un défenseur des droits humains en danger de mort à Moloundou (Est)

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Pour avoir dénoncé le rançonnement des populations locales par la police et la gendarmerie dans la localité de Moloundou, Moussa Dahirou, membre de l’ONG Mandela Center, est menacé de mort par un sous-officier de gendarmerie en service dans cette bourgade située à l’est du Cameroun. L’ONG dit avoir porté plainte pour menaces sous conditions.

La localité de Moloundou, à l’est du Cameroun

C’est l’ONG camerounaise Mandela Center International qui sonne l’alerte. D’après la note d’information N°38/MCI parvenue à la rédaction de hurinews.com, Moussa Dahirou, un de ses membres basé dans la localité de Moloundou, est victime de harcèlement judiciaire et même de menace de mort de la part de l’adjudant-chef Mamate Jonas, commandant de la Brigade territoriale de Moloundou : « …l’officier de police judiciaire a promis ouvertement d’attenter à la vie du Sieur Moussa Dahirou par tous les moyens », lit-on dans l’alerte. Le sous-officier de gendarmerie, d’après Mandela Center, accuse le défenseur des droits humains « d’avoir livré les armes aux braconniers congolais et autres dans le but de décimer les troupeaux d’éléphants dans les parcs nationaux environnants de Lobéké et de Nki », informe Mandela Center.

Selon la note d’information de Mandela Center, le commandant de brigade territoriale de gendarmerie de Moloundou dit avoir reçu les ordres du sous-préfet de mettre Moussa Dahirou hors d’état de nuire. Ce que dément l’autorité administrative. Le tort de ce défenseur des droits de l’homme est d’avoir, dans le cadre du programme Surveillance-Documentation-Rapportage-Poursuites de Mandela Center, remonté au niveau de l’ONG, des informations faisant état du rançonnement de l’arnaque des populations locales par la police et la gendarmerie. Des informations rendues publiques à travers l’alerte N°86/MCI du 14 septembre 2020.

Aussi, Mandela Center appelle-t-elle entre autres à la révocation du commandant de la brigade de gendarmerie de Molondou et sa mise à la disposition de la justice. L’ONG dit avoir déposé plainte contre l’adjudant-chef Mamate Jonas pour « abus de fonction, propagation de fausses nouvelles, de diffamation, de dénonciations calomnieuses, de menaces sous conditions, d’injures… ».

Michel Biem Tong

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