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Cameroun : Sécurité : Un défenseur des droits humains en danger de mort

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Militant du parti d’opposition Mouvement pour la renaissance du Cameroun et membre de l’Association camerounaise pour La Défense des droits de l’homme des libertés et du bien-être (ACADEHLIB), Jean Jacques Ngassa subit des menaces du fait de son engagement au sein de ce parti politique. Ci-dessous, son témoignage recueilli par l’ACADEHLIB.

Les faits

Je me nomme NGASSA Jean Jacques Je suis un jeune membre d’une organisation de Défense des Droits  de l’Homme, depuis plus d’un an ou j’occupe le poste de volontaire  dans cette organisation dénommée association camerounaise pour La Défense des droits de l’homme des libertés et du bien-être (ACADEHLIB)et militants de la circonscription de Douala 5e  du principal parti d’opposition au Cameroun Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) mes responsabilités au sein du MRC organe de base Douala 5e  sont :

1) Charger des installations des nouveaux organes de bases ;

2) Charger des adhésions massives, par le système de porte à porte dans les quartiers : makèpè missockè , ndongbong, Bepanda yonyon, boulangerie de la paix, makèpè saint tropez .

3) Préparer la grande marche blanche du 26/01/2016 (non au hold-up électoral et non au pillage des ressources financières dû à CAN 2019.

Ceci sous la coordination du chef d’équipe ZANDA Romain.

Le 06 janvier j’étais en réunion de famille vers 19h35 mn je reçois un appel inconnu, au bout du fil une voix bizarre d’une personne qui me menace et me donne des instructions fermes de me désolidariser de mes camarades du MRC, qu’ils sont au courant de tout ce que nous faisons.

ATTENDU QUE : Le 07 janvier je me rends chez Monsieur ZANDA Romain pour  lui expliquer le coup de fil que j’ai reçu la veille, lui-même me déclare  qu’il a reçu le même appel et les autres camarades également.

Bien que sachant que je suis surveillé j’ai continué à vaquer à mes  occupations tant dans le MRC et au marché des véhicules où je gagne mon pain quotidien. Les 18 , 19 et 21 janvier 2019 les appels et menaces de mort se sont accentués. Pris de peur j’ai réduis mes présences au siège du parti à Douala 5e.

ATTENDU QUE : Le 26 janvier 2019 le jour de la marche pacifique je suis arrivé au environ de 10h.

La police, gendarmerie et corps spéciaux étaient disposé dans nuit à la veille. Vers 11 h nous nous regroupons en petits groupes de part et d’autre au point de rassemblement, Carrefour petit pays. La police nous repoussait avec une grande brutalité, des coups de feu et gaz lacrymogènes par ci par et par là, du jamais vue, grâce aux habitants du quartier je puis m’échapper dans les ruelles du quartier. Le 26 janvier vers 19h30 mon téléphone sonna toujours des menaces que je devais subir le même sort de ceux qui ont été arrêtés ce jour, je prie peur changeant de domicile à chaque occasion,  je suis traqué. Le 30 janvier mon domicile que j’occupe avec ma famille fut fouillé de fond en comble par des hommes en tenue et civil cherchant des documents rien n’a été emporté, ma famille fut torturée moralement c’est là où le président Aziz Moustafa me dit de venir sur Yaoundé pour me mettre en sécurité le temps que tout cela se calme.

IL RESSORT QUE : Le président Maurice KAMTO fut arrêté ainsi que les leaders du parti et près de 200 camarades furent arrêtés et déportées sur Yaoundé.

IL RESSORT QUE : Je suis recherché par les fin limiers de la police.  L’ACADEHLIB entrepris des démarches pour que mes Droits violé soit restituer au vu des informations sur la torture physique et judiciaire dont subissaient les membres du MRC ceux de la première et la deuxième marche pacifique jusqu’à présent. De temps en temps je venais sur Douala rendre visite à la famille en cachette. Le 24 juillet je fus  enlevé dans un taxi par des inconnus, bastonné, torturés, pendant 3 jours j’ai signé des documents que je ne ferais plus partir de près ou de loin du MRC et de la politique au Cameroun.

Ma famille fut terrorisée plus de peur que de mal le Président Aziz Moustafa est arrivé sur Douala faire le constat, me soutenir moralement et financièrement.

Nous recommandons Donc :

Aux autorités de :

  • Faciliter l’exercice des libertés d’association, de réunion et de manifestation publiques.
  • La liberté sans condition de toutes les victimes les personnes arbitrairement interpellées ;
  • La liberté sans condition de tous les leaders arbitrairement interpellées ;
  • Mettre en application des lois et conventions internationales relatives ; aux droits de l’homme (manifestation publique) ;
  • Veiller l’application équitable de la loi sans discrimination ;
  • D’interpelé les auteurs de ces actes de barbarie et de les radier des corps de la sécurité publique ;
  • La restitution des droits viole de sieur NGASSA J.J;
  • La protection nationale et internationale de sieur NGASSA J.J;
  • De respecte les instruments juridiques nationaux et internationaux ;

Aux organisations de la société civile :

  • Exiger que justice soit faite ;
  • De se mobiliser et dénoncer tout violation de Droits de l’Homme ;
  • Dénoncer tous les cas de violations des droits de l’homme ;
  • Rester vigilantes sur le déroulement de l’Affaire ;

Aux populations de :

  • Dénoncer auprès des autorités compétentes toute personne suspecte ;
  • Rester vigilants et mobilisés, pour éviter de nouveaux cas d’arrestation arbitraire ;
  • Mettre en application l’article 1er du code de procédure pénale

(Pas même la loi et l’Etat en particulier) ;

 

 

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