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Cameroun : SOS santé : Le prisonnier politique Amadou Vamoulké doit être évacué

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Détenu depuis le 26 juillet 2016, alors que son procès piétine au Tribunal criminel spécial anti-corruption, le journaliste et ancien directeur général de la Cameroon radio and television (Crtv) demande qu’on l’évacue en France suite à la dégradation de son état de santé. Ci-dessous, le communiqué du Comité international de Réhabilitation et de Libération d’Amadou Vamoulké :

L’état de santé du journaliste Amadou Vamoulké, détenu illégalement depuis plus de trois ans dans un procès renvoyé 21 fois, nécessite une évacuation sanitaire d’urgence.Seul journaliste africain nominé au Prix Reporters Sans Frontières 2019 pour la liberté de la presse, l’ancien DG de la CRTV (Cameroon Radio and Television) a selon RSF « régulièrement dénoncé le monopole d’information détenu par la chaîne TV publique et la criminalisation des professionnels des médias ».

Amadou Vamoulké est un prisonnier politique détenu illégalement depuis plus de 1000 jours. Son procès, qui ne peut se dérouler faute de preuve ni de témoin à charge, a établi un record de 21 renvois consécutifs. La prochaine audience, qui se tiendra lundi 16 septembre 2019 à Yaoundé, doit enfin permettre sa réhabilitation intégrale et sa libération immédiate.

Aujourd’hui, les nombreux soutiens de ce journaliste en appellent à une évacuation sanitaire d’urgence, compte tenu de la dégradation de son état de santé, conformément aux récentes recommandations du Yaounde Central Hospital : « Compte tenu du plateau technique limité et de la sévérité de l’affection neurologique, nous recommandons une évacuation de Monsieur Amadou Vamoulké ».

Après examen de ce dossier médical, le Professeur Hervé TAILLIA, (neurologue à l’Hôpital Américain de Paris) a confirmé que Monsieur Amadou Vamoulké présente « un tableau déficitaire des deux membres inférieurs, sévère et évolutif ». Il préconise des examens et un traitement qui « semblent difficiles à réunir sur place », considérant que « une hospitalisation pour bilan éthiologique et traitement semble de fait souhaitable en France (par exemple) ».

 

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