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Cameroun : Violences sur le genre : Une victime de la banque BICEC témoigne

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Pour avoir refusé de baigner dans la corruption et témoin gênante de nombreuses malversations financières à la Banque internationale du Cameroun pour l’industrie et le commerce (Bicic) devenu la Banque internationale du Cameroun pour l’Epargne et le Crédit (Bicec, Marie Claire Okom, ancienne cadre de cette banque a été obligé de quitter le pays parce que menacée de mort. C’est du moins ce qui ressort de son témoignage recueilli par Ligue nationale de défense des personnes défavorisées et livrée aux hommes de médias ce 10 avril à Yaoundé au cours d’une conférence de presse.

22 années sont passées. Mais la mésaventure de Marie Claire Okom Garcia à la Banque internationale du Cameroun pour l’industrie et le commerce (Bicic) devenue la Banque internationale du Cameroun pour l’Epargne et le Crédit (Bicec) reste en travers de sa gorge. Pasteur d’une église pentecôtiste basée à Paris en France, Marie Claire Okom a saisi la Ligue nationale pour défense des personnes défavorisées (Linapdef) pour prendre l’opinion à témoin au sujet des souffrances endurées dans cette banque.

Le président de la Ligue nationale de défense des personnes défavorisées, Emmanuel Mbombock Mbock Matip (au milieu), lors de la conférence de presse

C’est au cours d’une conférence de presse ce lundi 10 avril à Yaoundé que le président de la Ligue nationale de défense des personnes défavorisées (Linapdef) s’est fait le porte-voix de Marie Claire Okom-Garcia. Ainsi, a-t-on appris que la dame a été recrutée à l’alors Bicic en 1987 au département du contentieux. Ses ennuis commencent dès l’instant où elle dénonce la corruption, les détournements de fonds et les débiteurs de la banque qu’elle a contraint de rembourser leurs créances. La dame dit s’être opposée à la liquidation de la Bicic ayant permis d’aboutir en 2000 à la création de la Bicec et qu’elle qualifie de « frauduleuse ». Elle dit en avoir alerté le chef de l’Etat à travers un mémorandum.

Licenciement

La dame dit également avoir été victime de menaces de mort et de harcèlement sexuel de la part de son patron de l’époque, Denis Raynaud, directeur général de la Bicic. Excédée, la dame décide de porter plainte au Tribunal de première instance de Douala contre son Dg pour entraver à la liberté de travailler le 12 mars 1996. Le 4 avril de la même année, sa hiérarchie lui signifie une lettre de licenciement pour « faute loude ». Le Dg Denis Raynaud lui a reproché des propos mensongers, diffamatoires et injurieux envers la hiérarchie de la banque.

Le siège de la BICEC à Douala

En septembre 1996, le tribunal acquitte Denis Raynaud pour faits non établis. Après avoir interjeté appel, elle attend  jusqu’à ce jour la décisio de la Cour d’appel du Littoral. En 2013, elle saisit le ministre de la Justice pour lui faire part de ce silence. Ce dernier lui demande de produire les décisions de justice antérieures. Son immeuble hypothéqué par la Bicic a été saisi parce que licenciée, elle n’a pas pu honorer son crédit immobilier. La justice tarde également à trancher sur cette affaire.

hurinews.com   

 

 

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