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Côte d’Ivoire : Justice : Deux détenus proches parents de Guillaume Soro enlevés d’un hôpital

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Le collectif des avocats de l’ex-président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, exilé en France, dénonce les maltraitances infligées par le régime d’Alassane Ouattara sur deux membres de sa famille en détention et atteint de COVID 19, dans le but de le contraindre à renoncer à sa candidature pour la présidentielle d’octobre prochain.

Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire et candidat à la présidentielle d’octobre 2020

D’après un communiqué rendu public ce 12 septembre 2020 par le collectif des avocats de Guillaume Kigbafori Soro, Simon Soro et le député Kando Soumahoro, deux proches de l’ex-président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire ont été enlevés de la clinique Fara à Abidjan par des personnes non identifiées pour une destination inconnue. Selon Me Afoussiata Bamba Lamine, avocate ivoirienne au barreau de Paris et signataire du communiqué au nom du collectif, Simon Soro et Kando Soumahoro, détenus depuis le 23 décembre 2019, sont atteints de COVID-19.

D’après les conseils de Guillaume Soro, la sortie de ces deux détenus de l’hôpital s’est opérée en violation des règles en la matière : « leur transfert forcé, sans certificat médical attestant d’une rémission, et sans que leurs avocats en soient informés, constituent une violation des droits de la défense et un énième traitement inhumain et dégradant de ces otages politiques du gouvernement ivoirien », dénonce Me Afoussiata. Pour cette dernière, seules les motivations politiques gouvernent de tels agissements dans la mesure où ils visent à « faire pression sur Guillaume Kigbafori Soro afin qu’il renonce à concourir à l’élection présidentielle », pense le collectif d’avocats.

Ancien chef rebelle, Guillaume Soro est exilé en France depuis décembre 2019. Une décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples rendue le 22 avril dernier invite l’Etat ivoirien à libérer Simon Soro et Kando Soumahoro. Le régime Ouattara, visiblement, fait la sourde oreille.

Michel Biem Tong  

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