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Crise au Southern Cameroon : Le terrorisme de l’armée camerounaise dévoilé au Congrès américain

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Dans un exposé devant la sous-commission des droits de l’homme du Congrès américain, une association camerounaise en charge de traduire la Bible en langue locale a fait état des exactions de l’armée camerounaise dans le Southern Cameroon au cours d’expéditions punitives.

Assassinats ciblés, exécutions extra-judiciaires, tortures, traitements inhumains et dégradants, arrestation arbitraires. Des atrocités infligées par l’armée camerounaise aux populations du Southern Cameroon et contenues dans l’exposé du Cameroon Association for Bible Translation and Literacy Facilitator Platform for Impact (CABTAL) devant la sous-commission des droits de l’homme du Congrès (parlement) américain mercredi 27 juin dernier.

D’après Efi W. Tembon, directeur exécutif du CABTAL, entre octobre 2017 et mai 2018, l’armée a mené es expéditions punitives dans plusieurs villages du Southern Cameroon (les régions anglophones du Cameroun d’après le régime de Paul Biya). Des civils (hommes, femmes, enfants, personnes âgées) selon lui, sont souvent tués après l’assassinat d’un policier, d’un gendarme ou d’un militaire par des indépendantistes et parce que soupçonnés d’être proches des ces derniers.

Un détachement du Bataillon d’intervention rapide (BIR)

Le patron du CABTAL raconte que 70 villages ont été brûlés par l’armée. Des maisons, des boutiques, des marchés ont été réduits en cendres. Des cas de tortures de jeunes gens notamment dans les lieux de détention ont également été soulignés par Efi W. Tembon devant la sous-commission du Congrès américain ainsi que des traitements cruels, inhumains et dégradants.

Le Southern Cameroon est un ex-territoire sous tutelle des Nations Unies qui, d’après l’article 76 (b) de la Charte des Nations Unies était destiné à obtenir son indépendance. Mais contre l’avis des populations de ce territoire qui, à 67%, avait opté en août 1961 pour la sécession d’avec le Nigéria et l’indépendance totale, l’ONU leur a imposé le rattachement à la République du Cameroun et exclu l’option de l’indépendance.

Sans un traité de l’Union entre les deux Camerouns, les autorités de la République du Cameroun (indépendant et reconnu aux Nations Unies en 1960) occupent le Southern Cameroon depuis 57 ans. D’où le combat des militants anglophones pour leur indépendance totale comme convenu en août 1959.

Michel Biem Tong

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