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Dictature : Guinée Equatoriale : Etre défenseur des droits humains chez Obiang Nguema

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Dans son rapport rendu public le 5 juin dernier, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale décrit le calvaire enduré par les défenseurs des droits humains en Guinée Equatoriale entre 2015 et 2017.

Harcèlements, tentatives d’enlèvement, coups de fil anonymes, intimidation, détention arbitraires, filatures. Tels sont entre autres les difficultés auxquelles font face les défenseurs des droits humains en Guinée Equatoriale. C’est du moins ce que pense le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique Centrale (Redhac). Dans son rapport 2015-2017 sur l’état des droits de l’homme en Afrique centrale. D’après ce rapport du Redhac, entre 2015 et 2017, des défenseurs des droits humains ont été victimes d’entraves à leurs activités de la part du gouvernement équato-guinéen. C’est le cas de Santiago Martin Essono. Point focal du Redhac, ce dernier a été arrêté et détenu de façon arbitraire le 20 mars 2015 après avoir été victime d’une campagne de dénigrement. Santiago Essono protestait contre l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations en janvier-février 2015 par la Guinée Equatoriale, lit-on dans le rapport du Rédhac.

Teodoro Nguema Obiang, président de la République de Guinée Equatoriale

D’autres activistes équato-guinéens ont également été victimes d’arrestation et de détention arbitraires. C’est le cas d’Enrique A Bata Assumu et Alfredo Okenve. Le 16 avril 2017, à l’occasion de la célébration du 20e anniversaire de l’ONG Centre d’études et initiative pour le développement dont ils sont respectivement président et vice-président, ils ont été arrêtés et détenus arbitrairement, selon le Redhac.  Un an plus tôt, leur ONG a été suspendue par le gouvernement équato-guinéen pour  troubles à l’ordre public et incitation à la violence. Le rapport du Rédhac fait également remarquer que « les journalistes ont une interdiction formelle de critiquer les actions gouvernementales. L’accès à l’information est un véritable concours de combattant. La presse est soit corrompue soit muselée », écrit le Réseau dans son rapport.

Les artistes engagés ne sont pas en reste. Eux aussi subissent les affres de la dictature instaurée en Guinée Equatoriale par la famille d’Obiang Nguema : « Le 16 septembre (2016, ndlr), des agents chargés de la sûreté de l’État ont arrêté et placé en détention Ramón Esono Ebalé, un dessinateur et détracteur du
gouvernement, ainsi que deux ressortissants espagnols alors qu’ils sortaient d’un restaurant à Malabo. Les trois hommes ont été menottés, privés de
leurs téléphones portables et emmenés au Bureau de lutte contre le terrorisme et les activités dangereuses, où Ramón Esono Ebalé a été interrogé
sur ses dessins. Les ressortissants espagnols ont été libérés le jour même. Ramón Esono Ebalé a été transféré trois jours plus tard à la prison de Black
Beach, à Malabo »,
lit-on dans le rapport du Redhac.

www.hurinews.com

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