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Guerre de libération du Southern Cameroons : Des soldats camerounais massacrent 27 civils en une semaine

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Au cours de la semaine du 2 au 8 septembre qui vient de s’achever, plus d’une vingtaine de civils innocents ont été assassinés par des militaires camerounais au cours d’incursions dans des villages au Cameroun anglophone, à en croire plusieurs témoins contactés par la rédaction de votre journal. Ces derniers signalent l’usage des lance-roquettes par des soldats dans certaines localités. 

Des civils continuent de payer le prix de cette guerre de restauration du British Southern Cameroons dont l’union avec la République du Cameroun, d’après les mouvements indépendantistes anglophones, s’est avérée un marché de dupes. 25 cas d’homicide à l’actif des militaires camerounais ont été enrégistrés au cours de la semaine qui vient de s’achever.

Des nombreux témoignages des riverains recueillis par hurinews.com, il ressort que la saga meurtrière a démarré le 3 septembre avec l’exécution de deux jeunes gens par des soldats camerounais à Bambui (nord-ouest), non loin de la Catholic High School junction. Le même jour, des militaires camerounais ont tué 4 jeunes à Konye, village située non loin de Kumba, au sud-ouest anglophone. Ce même 3 septembre 2019, deux jeunes gens ont été abattus par le Bataillon d’intervention rapide (Bir) à Ekona (sud-ouest).

Le lendemain 4 septembre, 4 corps ont été découverts au lieu-dit Nchouboh dans le 2e arrondissement de Bamenda (nord-ouest). Le lendemain fut encore plus sanglant. Au petit matin du 5 septembre dernier, des habitants du village Owe, non loin de Muyuka (sud-ouest) ont été pris au piège par des soldats camerounais qui tiraient indistinctement sur des cases. 12 villageois ont perdu la vie. Plusieurs ont dû prendre fuite dans les brousses environnantes. De sources locales, des lances-roquettes ont été larguées par des militaires camerounais sur des populations terrées en brousse.

Ce dimanche 7 septembre 2019, 2 jeunes gens ont été tués à Ekondo Titi (sud-ouest) et un père de 4 enfants à Mautu (sud-ouest). La communauté internationale continue de garder le silence face à ce massacre des escadrons de la mort du régime Biya sur des civils dans le Cameroun anglophone. Pis, l’ONU vient d’accorder des financements de l’ordre de 10 millions de dollars au gouvernement camerounais. Cette somme d’argent permettra sans nul doute  d’acheter des armes pour exterminer le peuple anglophone.

Jusqu’à quand ces crimes vont perdurer sur un peuple qui ne demande qu’à ce que l’on respecte son droit de disposer de lui-même sur son territoire tel que proclamé par l’ONU?  Il est évident que le pétrole, le cacao, le café, la banane dont régorge le Southern Cameroons sont plus importants que la vie des populations vivant sur ce territoire dont l’indépendance fixée au 1er octobre 1961 n’a jamais été proclamée.

Michel Biem Tong

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