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Guerre d’indépendance au Southern Cameroons : Des militaires attaquent le palais de Bafut, patrimoine de l’UNESCO

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Dans une correspondance adressée le 25 septembre dernier, un député originaire de la localité de Bafut, au  nord du Cameroun anglophone, a invité le président de la République du Cameroun à sévir contre les militaires qui ont saccagé le palais du chef traditionnel de Bafut.

Alors que le pouvoir de Yaoundé parle de dialogue pour une solution à la crise anglophone, son armée continue de commettre des dégâts dans le Cameroun anglophone en massacrant des civils, en saccageant et en brûlant des maisons, en utilisant des milices pour terroriser les populations, kidnapper contre rançons et tuer. Même les élus du peuple commencent à tirer la sonnette d’alarme.

Dans une correspondance adressée le 25 septembre dernier au président de la République, Paul Biya, le député du parti d’opposition Social Democratic Front, Fusi Naamukong, a indiqué que des soldats camerounais ont fait irruption au palais traditionnel de Bafut le 24 septembre dernier, saccagé les cases des 8 femmes du chef traditionnel (le Fon), cassé la porte du musée et emporté des objets d’art, tiré sur un garde du corps du chef âgé de 56 ans, molesté les femmes du Fon et leurs filles.

Le palais traditionnel de Bafut n’a pas été la seule cible des militaires camerounais ces derniers jours. Selon le parlementaire, depuis l’appel de Paul Biya au dialogue, la localité de Bafut a subi des attaques des militaires camerounais avec pour corollaire des maisons détruites et des civils innocents massacrés. Selon l’honorable Fusi Naamukong, les populations de Bafut vivent dans la peur et le chef de ce village introuvable.

Rappelons que le palais traditionnel de Bafut est classé patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2006 et sa vandalisation expose les auteurs à des poursuites devant la Cour pénale internationale. Le Cameroun n’a certes pas ratifié le Statut de Rome mais cela n’empêche pas que le Conseil de sécurité saisisse le parquet de la CPI aux fins de poursuites judiciaires contre les auteurs de crimes de guerre au Southern Cameroons.

Michel Biem Tong

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