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Guinée : Massacres du 28 septembre 2009 : Moussa Dadis Camara bientôt devant la justice

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L’ex-président de la junte militaire guinéenne est visé par l’ordonnance de renvoi  des juges en charge de l’affaire du massacre d’une centaine de personnes le 28 septembre 2009 à Conakry. L’instruction judiciaire est bouclée depuis novembre 2017 et un Comité de pilotage du procès a été mis sur pied il y a quelques jours. L’on s’achemine tout doucement vers l’ouverture d’un procès qualifiée d’historique par les victimes.

Moussa Dadis Camara devra répondre dans les prochains jours devant les tribunaux des massacres du 28 septembre 2009 au stade de Conakry en Guinée. L’ancien chef de la junte militaire qui a pris le pouvoir après le décès de Lansana Conté en décembre 2008 a été inculpé en juillet 2015 par les juges en charge de cette affaire.

14 inculpés ont été renvoyés devant la justice dont Toumba Diakité, patron de la garde présidentielle au moment des faits, arrêté en décembre 2016.Depuis la clôture de l’information judiciaire, un problème criard de financements se posait. D’où la mise sur pied d’un Comité de pilotage du procès des événements du 28 septembre 2009.

Moussa Dadis Camara (crédits photo: voa)

D’après l’arrêté N°2018/3173/MJ/CAB du 9 avril 2018 signé du ministre guinéen de la Justice, Me Cheick Sako, ce Comité de pilotage est composé de 13 membres dont deux représentant du ministère de la Justice, un représentant de la société civile, de l’Ambassade des USA, de l’Union européenne et du Haut-Commissariat des Nations Unies sur les Droits de l’homme.

Accès du procès

Le Comité aura pour mission entre autres la recherche des ressources financières pour la facilitation de 1a tenue du procès ; la mise en place d’un dispositif de sécurité pour assurer la protection des magistrats, des parties, des témoins ainsi que de tous les intervenants au procès ; la recherche des fonds pour faciliter l’indemnisation des victimes ; la facilitation de l’accès du procès aux parties, à la presse ainsi qu’aux observateurs de la communauté intemationale et de la société civile.

La question qui demeure dans l’esprit des victimes est de savoir si Moussa Dadis Camara, installé à Ouagadougou au Burkina Faso,  sera présent à Conakry pour le procès. Le ministre de la Justice a à maintes occasion, rassuré que l’ancien président de Guinée reviendra au pays pour comparaître devant les juges.

hurinews.com

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