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Guinée : Violences post-électorales : Amnesty International accable le régime d’Alpha Condé

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D’après une note publiée ce 2 avril 2020 par l’ONG internationale, 12 manifestants et passants ont été tués par des forces de sécurité associées à des groupes jeunes. C’était le 22 mars dernier lors des élections législatives et référendaires qui devaient conduire à l’adoption d’une nouvelle Constitution devant permettre au président de la République, Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010, de briguer un 3e mandat. Ci-dessous, la note d’Amnesty International.  

Les forces de sécurité ont été associées à des groupes de jeunes lors des violences ayant abouti à au moins 12 homicides illégaux, la semaine dernière en Guinée, a déclaré Amnesty International aujourd’hui. Dans au moins un cas, ils sont accusés d’avoir été impliqués conjointement.

Sur la base d’une trentaine de témoignages, de vidéos et de photos authentifiées et géolocalisées par ses experts, l’organisation confirme que 12 manifestants et passants ont été tués à Conakry et près de Mamou dont dix par des balles tirées par les forces de sécurité. Les faits se sont produits principalement le 22 mars, le jour d’élections législatives couplées à un vote contesté sur l’adoption d’une nouvelle constitution.

Cette fois, des jeunes qui ne sont pas en uniformes ont été identifiés aux côtés des forces de sécurité ayant commis ces violations. Ceci ne doit pas rester impuni. Les autorités doivent diligenter une enquête indépendante afin de traduire les forces de sécurité et les jeunes suspects devant les tribunaux ordinaires: «Ces morts et blessés jettent une fois de plus le discrédit sur les forces de sécurité et sur les autorités guinéennes. Le bilan et la version des faits présentés jusqu’à présent par ces dernières font douter de leur volonté de garantir un Etat respectueux des droits humains,»  a déclaré Fabien Offner, chercheur au Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale d’Amnesty International.

Alpha Conde, président de la République de Guinée

« Cette fois, des jeunes qui ne sont pas en uniformes ont été identifiés aux côtés des forces de sécurité ayant commis ces violations. Ceci ne doit pas rester impuni. Les autorités doivent diligenter une enquête indépendante afin de traduire les forces de sécurité et les jeunes suspects devant les tribunaux ordinaires. »

12 morts, 5 enterrés sans autopsie

Amnesty International a documenté le 22 mars et les jours précédents et suivants, d’importantes violations des droits humains commises par les forces de défense et de sécurité dans plusieurs villes du pays.

Face aux manifestations de l’opposition contre la tenue du double scrutin, les forces de défense et de sécurité ont fait un usage excessif et aveugle de la force contre les manifestants et passants, en ayant recours à des tirs à balles réelles, des gaz lacrymogènes et des coups de matraque.

Source : amnesty.org

 

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