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Libye : Sécurité : Une militante anti-corruption assassinée par des hommes armés

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Hannan Al-Barassi a été tuée ce 11 novembre à Benghazi, à l’est du pays. L’avocate et militante des droits de l’homme a annoncé quelques jours avant son meurtre des révélations sur un scandale de corruption impliquant un des chefs de milices qui contrôlent la Libye, le général Khalifa Aftar.

Le peuple libyen n’en saura plus sur les scandales de corruption dans lesquels se trouvent empêtrés le général Khalifa Aftar et sa famille. Hannan Al-Barassi qui a annoncé à travers les réseaux sociaux des révélations y relatifs a été arrachée à la vie ce 11 novembre 2020, d’après l’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits Humains (partenaire de l’Organisation Mondiale Contre La Torture) et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH).

Selon ces organisations de défense des droits humains, l’avocate et militante anti-corruption Hannan Al-Barassi a été assassinée à Benghazi, ville située à l’est de la Libye par des hommes armés. La défenseure des droits humains était réputée pour ses dénonciations de la corruption et des violations des droits humains impliquant l’Armée nationale libyenne (ANL), l’une des multiples milices dirigée par le Général Khalifa Aftar. D’après l’Observatoire et la FIDH, Hannan recevait de multiples menaces de mort du fait de son travail de militante des droits humains.

Hannan Al-Barassi

L’ALN a confié à l’Observatoire et à la FIDH que son chef de sécurité à Benghazi a été instruit d’ouvrir une enquête devant permettre de déterminer les auteurs et les commanditaires de cet assassinat. Mais pour ces organismes de défense des droits humains,  les autorités de Benghazi doivent ouvrir une enquête indépendante et impartiale, traduire les présumés auteurs de l’assassinat d’Hannan Al-Barassi devant un tribunal indépendant.

Depuis la chute du Guide libyen, Mouammar Khadafi, en octobre 2011, la Libye est dirigée par deux gouvernements : celui d’union nationale et celui de la chambre des représentants. Cette situation confuse au sommet de l’Etat favorise la multiplication des milices qui rendent l’atmosphère délétère pour les défenseurs des droits humains. D’après L’Observatoire et la FIDH, l’assassinat d’Hannan Al-Barassi vient s’ajouter à la longue liste des attaques sur des militants des droits humains dont les travaux d’investigation dérangent les milices qui opèrent en Libye ainsi que leurs chefs.

hurinews.com

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