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Scandale : Paul Biya veut-il faire assassiner les activistes du Southern Cameroon ?

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Dans un message-porté qui circule en ce moment sur les réseaux sociaux, le patron de la police, Martin Mbarga Nguele, sur ordre de Paul Biya, enjoint les services secrets camerounais d’interpeller et éventuellement éliminer physiquement des leaders et activistes du mouvement indépendantiste anglophone basés à l’étranger. La Délégation générale à la sûreté nationale dément avoir émis le document mais ne souhaite pas se prononcer publiquement au sujet de cette affaire.

Les leaders et activistes indépendantistes du Southern Cameroon domiciliés à l’étranger plus que jamais dans le viseur. Dans un message-porté (voir ci-dessous) adressé le 15 août dernier à la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE, services secrets), le Délégué général à la sûreté nationale, Martin Mbarga Nguele, transmet l’instruction du chef de l’Etat, Paul Biya, d’’interpeller des activistes et leaders du mouvement pro-indépendantistes anglophones basés en Occident.

Sont visés dans ce message-porté, le président actif du mouvement, Dr Sako Samuel basé aux USA, l’ancien journaliste du service anglais de la radio et télé publique Cameroon radio and television (CRTV), John Mbah Akuroh basé au Canada, Ashu Kingsley, réfugié aux USA, Emma Larry Daniel, établie en Norvège, Success Nkongho, activiste basé au Nigéria, Akoson Pauline Diale, activiste établie aux USA, Tapang Ivo Tanku, journaliste et porte-parole de la branche armée du mouvement, basé aux USA, Mark Bareta, ancien leader estudiantin à Buea (sud du Southern Cameroon) et activiste basé en Belgique, Eric Tataw Tano, journaliste d’investigation basé aux USA et Chris Anu, secrétaire à la communication du mouvement, basé aux USA.

Mutisme de la DGSN

Dans le message porté, le patron de la police indique qu’ « en cas de résistance XX effacer XX qq soit la situation XX ordre hiérarchie suprême », autrement dit, la DGRE a été mise en mission à l’étranger le 15 août dernier pour assassiner ces activistes sur instructions du président de la République, Paul Biya.  Soit quelques jours avant le conclave de toutes les organisations pro-indépendantistes anglophones tenu le 18 août dernier aux USA puis le grand rassemblement de tous les ressortissants du Southern Cameroon le lendemain devant la Maison Blanche (palais présidentiel) à Washington DC aux USA.

Depuis la mise en circulation de ce message-porté sur les réseaux sociaux, la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN) garde le silence. La rédaction de www.hurinews.com a joint au téléphone le délégué, Martin Mbarga Nguele mais son garde du corps nous a demandé de nous adresser à la cellule de communication. A ce service, une voix nous signifie : « ce document n’est pas de la DGSN ». A la question de savoir pourquoi depuis sa publication sur les réseaux sociaux, la Délégation n’a commis aucun démenti, la cellule de communication répond : « nous ne pouvons rien vous dire à propos, si vous avez besoin de plus d’informations, rapprochez-vous de l’administration ».

Les raisons de cette chasse à l’homme lancée contre ces activistes restent inconnues. Mais dans le plan d’assistance humanitaire aux sinistrés de la guerre d’indépendance du Southern Cameroon commis en juin dernier par le gouvernement camerounais, les personnes suscitées sont accusées d’inciter à la violence et la haine sur les réseaux sociaux ainsi que de collecter des fonds pour l’achat des armes. Les activistes en question sont depuis plusieurs mois dans le viseur de la DGRE.

Michel Biem Tong

Le message-porté en question

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