Accueil»Dernières Infos»Southern Cameroon : Droit à la vie : Le chef traditionnel d’Ekondo Titi victime d’un assassinat politique ?

Southern Cameroon : Droit à la vie : Le chef traditionnel d’Ekondo Titi victime d’un assassinat politique ?

2
Partages
Pinterest Google+

Des sources proches du pouvoir de Yaoundé accusent les forces indépendantistes anglophones d’avoir assassiné Chief Esoh Stephen du fait de sa proximité avec le régime de Paul Biya. Mais d’après un journal proche des milieux indépendantistes, un proche collaborateur de Paul Biya et un de ses proches parents dans la préfectorale sont les commanditaires de cet assassinat.

Qui a tué Chief Esoh Itoe Stephen ce dima ? Le chef traditionnel d’Ekondo Titi (partie sud du Southern Cameroon) a été assassiné ce dimanche 12 août 2018 par des hommes armés alors qu’il se trouvait à l’église. Le doigt accusateur des témoins de la scène est pointé sur les combattants indépendantistes anglophones (Amba Boys).  Chief Esoh Itoe était réputé pour son soutien au pouvoir de Yaoundé.

Mais d’après The National Telegraph, un journal d’investigation proche des milieux indépendantistes anglophones, l’ancien ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, René Sadi (aujourd’hui ministre chargé de mission à la présidence de la République) et l’actuel gouverneur de la partie sud du Southern Cameroon et proche parent du ministre, Bernard Okalia Bilai, sont les commanditaires de cet assassinat.

Selon nos confrères, le chef d’Ekondo Titi et par ailleurs ex-président du Conseil d’administration de la société de plantation du palmier à huile Pamol n’a pas supporté qu’il soit éjecté de son poste par le ministre de l’Agriculture le 10 août dernier au profit du gouverneur Okalia Bilai. Le journal raconte que ce sont les pétitions rédigées et répandues par Chief Eso Itoe sur l’implication maffieuse de René Sadi et de Bernard Okalia Bilai dans la gestion de Pamol qui ont poussé  ces derniers à monter un gang dans l’objectif d’attenter à sa vie.

La tentative de joindre ces deux personnalités s’est avérée vaine. Le gouvernement n’a pas encore fait de déclaration officielle à propos de l’assassinat de ce gardien de la tradition. Au Cameroun, les chefs traditionnels sont considérés comme des auxiliaires de l’administration.

www.hurinews.com

Commentaires

commentaires

Article précédent

Cameroun : Exécution sommaire de deux femmes et enfants : Les 7 militaires arrêtés risquent la peine de mort

Article suivant

Cameroun : Insécurité : International Crisis Groups appelle à la réinsertion des ex-membres de Boko Haram